20 mai (2017), fête nationale du Cameroun : vraiment ?

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Fête nationale de l’indépendance au Cameroun.

Fête nationale de l’indépendance au Cameroun.

Pour la première fois depuis quarante cinq ans, un parti politique camerounais a appelé au boycott de la fête nationale du 20 mai. Une célébration qui a perdu de sa substance au fil des années, et consacre un apartheid linguistique dont elle est censée commémorer la fin. De quoi le 20 mai est-il la fête, surtout dans le contexte de crise dite anglophone actuelle ?

L’unité nationale est une valeur cardinale à laquelle je tiens, comme des millions de mes compatriotes camerounais, y compris les « anglophones ». Elle est célébrée tous les ans à la même date : le 20 mai. Nos parents et nos grands-parents se sont battus pour l’indépendance puis la réunification de notre beau pays. Elles ont été acquises au prix de leurs luttes, de leurs sacrifices et de leur sang versé. C’est notre histoire. Nous devons la connaître, en être fiers et la transmettre tout aussi fièrement à nos descendants.

Sommes-nous seulement sûrs de bien le faire ? La question mérite d’être posée. Quarante cinq ans après les faits, certains d’entre nous en doutent.

 

Appel au boycott du Social Democratic Front

Quand le principal parti de l’opposition, le SDF – Social Democratic Front – appelle au boycott d’un symbole national fort comme le 20 mai, il convient d’examiner objectivement l’état dans lequel se trouve notre pays plus de 45 ans après la réunification des Cameroun anglophone et francophone avant de jeter anathèmes et discrédit sur lui.

L’apartheid linguistique

N’est-il pas inquiétant, malgré le bilinguisme proclamé, que les Camerounais continuent d’élever le mur de l’apartheid linguistique en se revendiquant anglophones ou francophones, avant de se sentir pleinement et jalousement Camerounais ? Les Mauriciens ne le font pas. Les Canadiens non plus. Ils en font une richesse. Notre compatriote Maka Kotto est devenu Québécois. Il n’en a pas oublié le pays qui l’a vu naître. Sa reconnaissance à sa patrie de naissance tout comme l’expérience réussie du bilinguisme de son pays d’adoption sont incontestables.

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Par Louis Keumayou



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