31 millions de FCFA de crédits accordés à des ex-combattants congolais

31 millions de FCFA de crédits accordés à des ex-combattants congolais

crédits accordés à des ex-combattants congolaisLe ministère congolais des Affaires sociales, gestionnaire du Projet d’appui à la réinsertion socio économique des Groupes défavorisés (PARSEGD) cofinancé par la Banque africaine de développement (BAD), a accordé des crédits de 31.426.892 F CFA aux ex-combattants de Mindouli dans le département du Pool (sud Congo), a-t-on appris de source proche dudit ministère.

 »A Mindouli, dans le département du Pool, cinq projets présentés par les ex- combattants ont été financés. Ces projets portent sur l’élevage des porcs et le plus ambitieux sur la création d’une unité de fabrication de la chaux éteinte. Cette unité emploie une vingtaine d’autres ex-combattants’’, a expliqué à APA la ministre congolaise des Affaires sociales, Emilienne Raoul, qui a visité mardi les réalisations de ces ex-combattants à Mindouli, localité située à environ 150 km au sud de Brazzaville.

Les crédits octroyés sont remboursés avec un faible taux d’intérêt de 2 à 3 % par mois, après un délai de grâce de six mois.

Ces ex-combattants, identifiés par les services des Affaires sociales comme des personnes vulnérables, ont été formés pendant plusieurs semaines à l’esprit d’entreprise par le Forum des jeunes entreprises du Congo (FJEC).

Les ex-combattants et des milliers d’autres, en majorité des jeunes, ont pris activement part aux combats de 1997 à 2000 dans le Pool, entre l’armée congolaise et l’ancienne rébellion conduite par le pasteur Ntumi.

Le PARSEGD a été élaboré dans un contexte post-conflit, afin de permettre la prise en charge des personnes vulnérables, vivant dans la précarité.

Ce projet a mis en place un dispositif d’accès aux crédits dans les établissements de micro-finance pour le financement des projets portés par des personnes défavorisées.

Ce dispositif qui s’appuie sur le Fonds de réinsertion socioéconomique des groupes défavorisés (FORSEGD), les établissements de micro-finance et les Circonscriptions d’action sociale (CAS), a permis le financement de près de 1000 projets au Congo.

Selon le directeur national du PARSEGD, Alfred Constant Kiakouama, c’est depuis 2006 que le ministère des Affaires sociales conduit ce projet avec l’appui financier d’environ 11 milliards de FCFA de la BAD et près de 5 milliards de FCFA du gouvernement congolais.

 »L’objectif fondamental est de favoriser l’insertion socioéconomique des personnes physiques et morales très pauvres dans les circuits économiques, afin d’assurer leur autonomisation’’, a-t-il souligné, précisant que le projet prend fin en 2013.

Le Congo est pionnier dans ce modèle de financement des personnes défavorisées.

APA / Oeildafrique

 

 
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