96% des Kinois n’ont « aucune idée » de la date du 10 décembre

96% des Kinois n’ont « aucune idée » de la date du 10 décembre
Kinois

Place Victoire à Kinshasa, RDC

L’Institut Expert a abouti à cette conclusion après des entretiens individuels réalisés au domicile de mille personnes triées par la méthode des quotas par sexe et commune d’habitation dans la capitale, Kinshasa.

Toutefois, une grande majorité, soit 74% des Kinois de toutes les catégories interrogées, a affirmé avoir entendu parler de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Beaucoup d’entre eux ont pu accéder à des informations à travers la télévision (74%), le principal canal. Seulement 29% des Kinois ont pu accéder à cette connaissance par l’université et l’école. Quant aux ONG de défense des Droits de l’Homme, elles n’ont servi de canal d’information que pour 9% des Kinois.

Et les partis politiques dont l’une des missions est pourtant de former leurs sympathisants sur des questions d’intérêt majeur, ils se situent à 2%. Pour les Kinois, bien des acteurs-clés ne font pas leur travail de garantir les droits de l’Homme à Kinshasa.

Autre révélation, une large opinion à Kinshasa est restée très critique sur le rôle de certaines institutions et même de la société civile. Mieux, elle a relégué ces deux acteurs-clés au second plan, à cause de leur faible implication.

En effet, la majorité, soit 68% des Kinois interrogés, a classé les organisations internationales comme le premier « acteur le plus présent » pour la garantie des droits de l’Homme à Kinshasa, loin devant la société civile (55%) et les citoyens eux-mêmes (43%).

En rapport aux structures congolaises et internationales les plus actives, il y a le ministère de la Justice et droits humains (11%), l’Ashado (9%), le Parousia (7%), la Cour pénale internationale (16%) et l’Union européenne (8%). Parmi les cinq droits les plus connus des Kinois, il y a le droit à la vie, le droit à l’éducation, le droit à l’accès aux soins de santé, la liberté de choix et la liberté d’expression et d’opinion.

Laurent Essolomwa


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1 commentaire

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  1. mactchicaya
    mactchicaya 20 février, 2015, 23:47

    Mais comment voulez-vous demander à un peuple qui a des préoccupations existentielles de retenir la date d’anniversaire d’un événement autre que ce qui les maintiens ds la douleurs depuis la nuits des temps.
    Déjà que l’état commence à reconnaître qu’il y des gens ds le pays qui n’ont pas d’acte de naissance et donc ne connaissant pas leur « état civil.

    Répondre à ce commentaire

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