Affaire fin de mandat de la mission onusienne en Côte d’Ivoire: Des agents licenciés portent plainte

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Des Casques bleus de l'ONU patrouillent à Abidjan, le 17 décembre © AFP Kambou Sia

Des Casques bleus de l’ONU patrouillent à Abidjan, le 17 décembre © AFP Kambou Sia

Des centaines d’ex-employés de la mission onusienne en Côte d’Ivoire, licenciés dans le cadre de la fin de mandat de l’opération, ont saisi l’ONU pour exiger le paiement d’indemnités, dénonçant un renvoi abusif.

Ces ex-employés, regroupés au sein de l’Association du personnel localement recruté de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (APEL-ONUCI), ont saisi les organes compétents de l’ONU en charge des différends en matière de contrat et des indemnités.

Ils ont été « déboutés » et leurs dossiers rejetés, a rapporté le quotidien ivoirien Soir Info, citant la porte-parole de l’Onuci, Kadidia Ledron, qui explique que la plainte est non-fondée parce qu’à l’ONU, on ne parle pas d’indemnités, mais plutôt de fin de mandat.

Lorsque l’employé onusien est engagé puis remercié avant son mandat par l’organisation, dans ces conditions, l’on peut soulever la question d’indemnité, a fait observer cette responsable de l’Onuci.

Les requêtes du collectif portées également auprès de l’unité de gestion de l’Onu, à New York, et qui s’occupe des différends administratifs et contractuels, ont rejeté la plainte, une autre source proche du dossier.

L’ONU « ne donne pas d’indemnité, on parle plutôt de non renouvellement de contrat. Si vous signez un contrat et que ce contrat n’est pas renouvelé, cela veut dire que vous partez. Les contrats non renouvelés correspondent aux postes non budgétisés parce que ne faisant plus partie du mandat», a soutenu Mme Kadidia Ledron.

« Ceux qui s’en vont, c’est parce qu’ils sont arrivés en fin de contrat. Si on leur avait dit de partir avant la fin de leur contrat, alors on leur aurait payé des indemnités. Personne n’étant parti à la fin de son contrat, il n’y a pas lieu de parler d’indemnité», a-t-elle renchéri.

Le personnel civil restant devait être remercié par vagues successives jusqu’à la fermeture définitive de l’Onuci, qui s’est installée dans le pays après la crise politico-militaire de 2002.

Quelque 360 agents du personnel national civil sont visés par cette mesure sur 713 employés locaux travaillant pour la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire. Ceux-ci estiment avoir été mis à la porte plutôt que prévu et réclament un droit de rupture de contrat.

La fin du mandat de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) est prévue en juin 2017. Plus de 700 employés ivoiriens devraient voir leurs postes supprimés progressivement.

© OEIL D’AFRIQUE

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