Afrique: Berlin veut rendre plus dynamiques ses échanges économiques avec le continent

Afrique: Berlin veut rendre plus dynamiques ses échanges économiques avec le continent
Le président rwandais Paul Kagamé et ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier

Le président rwandais Paul Kagamé et ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier

Berlin entend revoir ses relations économiques avec l’Afrique. Lors d’une visite au Rwanda, le ministre Allemand des Affaires étrangères a évoqué l’idée.

«L’Allemagne perçoit traditionnellement l’Afrique comme un continent de crises et de conflits, mais certaines régions sont stables. Nous devons la regarder d’une nouvelle manière». Cette déclaration est celle du ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier qui était en visite le 21 février dernier au Rwanda.

Pour M. Steinmeier, il est temps que  son pays change sa vision de l’Afrique et y joue un rôle plus important. Il a indiqué que l’Allemagne a un intérêt à établir une relation plus étroite avec l’Afrique et pas seulement en raison des possibilités économique qu’offre le continent.

Lors de sa visite, il a réitéré le soutien de son pays pour les missions de maintien de la paix en Afrique, citant en particulier la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) que Berlin finance à hauteur de plus de 100 millions d’euros par an.

A la veille du quatrième sommet de l’Union européenne-Afrique tenu en avril 2014 à Bruxelles, la chancelière allemande, Angela Merkel avait estimé que son pays est en mesure de devenir un «courtier honnête des matières premières produites en Afrique, dans le but d’aider ce continent à mieux profiter de ses richesses». Mme Merkel avait aussi appelé l’Allemagne à repenser l’Afrique et à se départir d’une vision trop tournée vers les besoins d’aide de certains pays du continent.

L’Allemagne tente désormais de rattraper son retard en matière de coopération économique avec l’Afrique, par rapport à la Chine, aux Etats Unis, à la France, et même avec certains pays émergents comme l’Inde, le Brésil et la Corée du Sud.

Ces puissances économiques mondiales avaient tôt misé sur le potentiel de l’Afrique. L’Allemagne a du chemin à faire lorsqu’on sait que les échanges commerciaux germano-africains ont totalisé 60 milliards en 2013. Ces échanges sont encore à un niveau inférieur à celui du commerce sino-africain qui a dépassé la barre de 200 milliards de dollars. Et sur les 9 milliards d’euros d’investissements allemands en Afrique, 8 milliards sont concentrés en Afrique du Sud, en Algérie et au Nigeria.

Ce sont les raisons pour lesquelles le chef de la diplomatie allemande a estimé qui est tant de changer de politique à l’endroit de l’Afrique.

© OEIL D’AFRIQUE

 


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