xénophobie en Afrique du Sud : Médecins Sans Frontières lance une campagne vidéo

xénophobie en Afrique du Sud : Médecins Sans Frontières lance une campagne vidéo
Violences xénophobes en Afrique du Sud. xénophobie

Image d’archive|Des immigrés se réfugient dans le camp de Primrose, à l’extérieur de Johannesburg, le 18 avril 2015, pour fuir les violences contre les étrangers.|Reuters

A l’approche de la Journée de l’Afrique qui sera célébrée le 25 mai prochain, l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a lancé jeudi à Johannesburg une campagne vidéo contre la xénophobie.

Cette campagne lancée deux mois après les violentes attaques xénophobes qui ont frappé plusieurs parties de l’Afrique du Sud, tuant au moins sept personnes et déplaçant des milliers d’étrangers vise à resserrer les liens entre les enfants d’un même continent afin que l’édition 2015 de la journée de l’Afrique soit une réussite.

Ces vidéos, intitulées Voix from the Camps (Voix venues des camps) composent une série de cinq témoignages forts, recueillis en vidéo, de personnes déplacées par cette vague de violences xénophobes.

MSF Afrique du Sud a expliqué que cette initiative vise à s’assurer que les histoires des étrangers déplacés ne soient pas oubliées et que les Sud-Africains en apprennent davantage sur les défis mortels que connaissent les populations étrangères vulnérables.

Dans un communiqué de presse, il est précisé que Voices from the Camps rassemble les témoignages de personnes déplacées, révélant les traumatismes et la xénophobie quotidienne qu’ils ont subis, au-delà des seules violences récentes.

Selon les responsables de MSF, même si ces violences sont terminées, l’impact de la xénophobie reste une réalité quotidienne pour les réfugiés, demandeurs d’asile et immigrants rescapés qui subsistent dans le dernier camp, hésitant à retourner dans des communautés hostiles.

Les réfugiés, demandeurs d’asile et immigrés survivants qui ont raconté leur histoire dans ces vidéos, ont révélé la dure réalité de la vie en Afrique du Sud, exposée à une xénophobie constante qui se traduit par l’exclusion du système de santé, le refus de protection et des violences imprévisibles de voisins et amis.

« La nature des traumatismes que nous avons observés dans ce camp est similaire à celle que mes collègues de MSF ont pu observer au Sud-Soudan et en République de Centrafrique, où les populations ont été exposées à des conflits actifs. Nos entretiens avec les résidents du camp de with Chatsworth ont montré qu’ils avaient souffert de traumatismes accumulés », a déclaré Penni Cox, psychologue au sein de MSF.

Le camp de Chatsworth situé à Durban est le dernier centre d’accueil à encore héberger des étrangers déplacés en Afrique du Sud.

M. Cox rapporte que les étrangers déplacés ont raconté le niveau de discrimination et d’aliénation qu’ils connaissent quotidiennement, aussi bien dans les hôpitaux que dans les taxis minibus et auprès de la police.

Dans ces messages, le MSF Afrique du Sud a appelé les Sud-Africains à renoncer à la xénophobie et à adopter la solidarité pour la survie en partageant ces vidéos pour répandre la compassion et la compréhension entre tous les êtres humains.

© OEIL D’AFRIQUE

 


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