Afrique du Sud: vente aux enchères interdite pour le rapport d’autospie de Steve Biko

Afrique du Sud: vente aux enchères interdite pour le rapport d’autospie de Steve Biko

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Cérémonie à la mémoire du militant sud-africain anti-apartheid Steve Biko, le 12 septembre 2005 à Durban

Cérémonie à la mémoire du militant sud-africain anti-apartheid Steve Biko, le 12 septembre 2005 à Durban

La justice sud-africaine a interdit mercredi la vente aux enchères du rapport d’autopsie du martyr de la lutte anti-apartheid Steve Biko, mort en 1977 sous les coups de la police du régime raciste, a-t-on appris auprès de sa fondation.

Le rapport, qui démonte la version policière d’un Steve Biko ayant succombé à une grève de la faim, est arrivé récemment aux mains des enfants de Maureen Steele, ancienne secrétaire particulière du médecin légiste, après le décès de celle-ci.

« En fait, nous ne savons pas pourquoi sa famille a décidé de le mettre aux enchères », a expliqué à l’AFP Thando Sipuye, porte-parole de la fondation Steve Biko, précisant que les vendeurs n’avaient « pas du tout » contacté auparavant la famille Biko, sa veuve et son fils, ni la fondation, les deux plaignants dans cette affaire.

« Nous venons de recevoir l’information que le tribunal a tranché en (notre) faveur », a-t-il dit. L’affaire avait été portée devant un tribunal de Johannesburg.

La fondation Steve Biko espère maintenant se procurer le document, « pas pour le commercialiser mais parce que cela regarde la famille » et que « c’est un document sensible d’importance nationale », selon M. Sipuye.

« C’est le document original principal. Il est très important pour la famille car il dit toute la cruauté et la terrible manière dont Steve Biko a été tué, et prouve qu’il n’a pas succombé à une grève de la faim mais à une hémorragie cérébrale après avoir été battu et torturé ».

Le père du Mouvement de la Conscience noire, inspirateur du soulèvement de la jeunesse de Soweto en 1976 et qui avait appelé les Noirs à se libérer sans l’aide des Blancs, avait été arrêté le 18 août 1977 et retrouvé sans vie dans sa cellule le 12 septembre.

Son histoire inspirera le film Cry Freedom, de Richard Attenborough. Il reste une figure populaire en Afrique du Sud, presqu’autant que l’ancien président et prix Nobel de la paix Nelson Mandela, même si ses idées ne pèsent plus directement sur la scène politique.

L’écho international de cette mort tragique a fait de Steve Biko un héros de la lutte pour la libération.

AFP

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