Afrique du Sud: Zuma s’emporte contre le magazine The Economist

Afrique du Sud: Zuma s’emporte contre le magazine The Economist
Zuma

Le président sud-africain Jacob Zuma a vivement réagi dimanche contre le magazine britannique The Economist

Le président sud-africain Jacob Zuma a vivement réagi dimanche contre le magazine britannique The Economist qui a fait sa Une sur le « triste déclin » du pays, estimant qu' »il est scandaleusement inexact de dire que l’Afrique du Sud est sur une pente descendante ».

Sous le titre « Pleure, ô pays bien aimé » (« Cry, the beloved country », titre d’un célèbre roman de l’écrivain Alan Paton publié en 1948), le magazine est très sévère pour le Congrès national africain (ANC) de M. Zuma, écrivant que « l’incompétence et la corruption totale du parti sont les principales causes du déclin triste de l’Afrique du Sud ».

« Les difficultés de l’Afrique du Sud sont maintenant tellement enracinées que l’ANC semble incapable de les résoudre », estime The Economist. Selon le magazine, le pays est dans un plus triste état qu’à la fin de l’apartheid en 1994, alors que le reste de l’Afrique est maintenant en plein essor.

La charge de l’hebdomadaire britannique survient alors que la première économie du continent a vécu de violentes grèves notamment dans le secteur minier. Les agences de notation Moody’s et Standard and Poors’s ont par ailleurs dégradé les notes du pays et de plusieurs de ses principales entreprises.

« Malgré les difficultés, beaucoup de choses se passent bien en Afrique du Sud », a réagi la présidence dans un communiqué, estimant que l’article de The Economist est « très trompeur ».

« Les grèves ne doivent pas être exagérées, comme The Economist le suggère, pour conclure que la fortune économique des Africains du Sud pâlira par rapport à ses homologues africains », affirme-t-elle.

La présidence se félicite notamment de ce que le pays vienne d’être admis dans le World Government Bond Index, l’indice des obligations d’Etat de Citigroup.

« L’Afrique du Sud va de l’avant vers la prospérité, sous la très compétente direction du président Zuma et son gouvernement. (…) Il y aura des hoquets ici et là, à cause des inégalités, de la pauvreté et de la conjoncture économique mondiale, mais nous restons fermement concentrés pour construire une Afrique du Sud unie, multiraciale, non sexiste, démocratique et prospère », écrit-elle.

Avec AFP

Bona

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L'actualité africaine n'a pas de secret pour moi. Toujours à l'afflux, je ne loupe rien.


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