Afrique : L’abolition de la peine de mort, bientôt une réalité

Afrique : L’abolition de la peine de mort, bientôt une réalité

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Pour la première fois dans l’histoire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), s’est tenue du 2 au 4 juillet  s’est tenue à Cotonou, Bénin, la  Conférence continentale sur la peine de mort en Afrique.  Pendant trois jours les débats ont tourné autour de la question de la peine de mort en Afrique et sur l’adoption d’un instrument juridique régional consacrant son abolition.

Des représentant(e)s des États membres de l’Union africaine (UA), des parlementaires, des institutions nationales des droits de l’Homme ou encore des organisations de la société civile ont participé à la , la  Conférence continentale sur la peine de mort en Afrique, qui s’est tenue au Bénin. Nombreux, sont les participants qui ont eu à manifester le désir d’une éventuelle abolition de la peine  de mort en Afrique. 78, c’est le nombre total de ces  organisations de défense des droits humains qui ont  déjà publié un Manifeste pour un Protocole à la Charte africaine sur l’abolition de la peine de mort en Afrique soutenant fermement l’adoption, par les États membres de l’UA, d’un tel instrument.  Un avis qui est quasiment  partagé par tous les participants. 

Pour Karim Lahidji, Président de la FIDH, «les débats entamés sur la question de la peine de mort en Afrique constituent une opportunité indéniable pour les États africains de renforcer le mouvement mondial et croissant en faveur de l’abolition. Des actions et engagements concrets doivent être pris pour que voit le jour un Protocole africain consacrant explicitement l’abolition de la peine de mort ».

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Pour Paul Angaman, Président de l’ACAT Côte d’Ivoire et membre de la FIACAT, « l’adoption d’un protocole africain sur l’abolition de la peine de mort doit permettre aux États membres de l’UA de s’approprier le combat abolitionniste et de renforcer la dimension continentale de l’abolition de la peine de mort ».

Pour parvenir à cette fin, la CADHP devrait miser sur l’adoption  d’un instrument juridique régional sur l’abolition, en référence à la proposition de 2011. En 2011, à l’issue d’une étude sur l’état de la peine de mort en Afrique, réalisée avec le soutien de la FIDH, de la FIACAT et de la Coalition mondiale contre la peine de mort, le Groupe de travail avait proposé aux États africains l’adoption d’un Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples sur l’abolition de la peine de mort. 

« L’adoption d’un instrument régional africain visant l’abolition de la peine de mort permettrait de préciser les moyens juridiques d’y parvenir. Il serait en outre un instrument incitatif qui viendrait renforcer le plaidoyer en faveur de l’abolition universelle », a fait comprendre, Florence Bellivier, Présidente de la Coalition mondiale contre la peine de mort.

Pour rappel, un petit état des lieux  montre que dans la sous région, 17 Etats membres de l’UA ont déjà aboli en droit la peine capitale dont quatre au cours des cinq dernières années et 19 sont abolitionnistes de fait.  Cependant en 2013 par exemple au moins 19 États africains ont prononcé des condamnations à mort et au moins 5 d’entre eux ont procédé à des exécutions. Des chiffres qui font froid au dos qui laissent entrevoir que beaucoup d’efforts restent encore à fournir ;  c’est que précise  Alice Mogwe, Secrétaire générale adjointe de la FIDH, Directrice de DITSHWANELO, en ces termes.

« L’abolition de la peine de mort va dans le sens de l’histoire. Il importe de continuer à débattre ouvertement avec les États africains et d’explorer avec eux les stratégies permettant de parvenir à l’abolition », a-t-il rappelé.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

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Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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  1. moussa
    moussa 8 juillet, 2014, 19:55

    c’est aux Africains de décider ceux qui leur conviendrait , a chacun ses lois et foies c’est toujours des idées de blancs qui sont choisie

    Répondre à ce commentaire
  2. T. Oubab
    T. Oubab 20 juillet, 2014, 02:33

    Pour les homosexuels aussi?

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