Deux ans de Macky Sall à la tête du Sénégal: Pouvoir et opposition tirent un bilan polémique

Deux ans de Macky Sall à la tête du Sénégal: Pouvoir et opposition tirent un bilan polémique

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Le président du Sénégal, Macky Sall

Le président du Sénégal, Macky Sall

Le 25 mars 2012, les Sénégalais confiaient, sous la base du «Chemin du développement», programme politique de l’Alliance pour la République (APR, parti au pouvoir), leurs destinées à l’actuel Président Macky Sall. Deux ans plus tard,  le camp présidentiel tire un bilan positif. Tandis que l’opposition dresse un  bilan parsemé d’échecs.

Depuis le 25 mars 2014, le Sénégal vit la deuxième année de l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, sous la bannière de Benno Bokk Yaakaar (le même esprit en wolof), la coalition de partis politiques qui l’ont conduit au palais de la République. Cette semaine, le groupe de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, s’est réuni autour d’une table pour tirer le bilan du régime en place. Devant plusieurs membres de son gouvernement, le Premier ministre, Aminata Touré a cité la baisse du prix du loyer, des prix des denrées de première nécessité, de la bonne gouvernance, du plan Sénégal émergent, de la bourse de sécurité familiale, de la couverture maladie universelle, des réformes des institutions, pour dire que le bilan des deux ans de Macky Sall au pouvoir est positif.

«Il faut mettre en évidence l’engagement résolu du président de la République, Macky Sall, de réduire son mandat de sept à cinq ans. Il faut dire que c’est une décision inédite dans le monde», a affirmé le deuxième Premier ministre sous le régime de Macky Sall.

Mais, ce qu’il faut retenir, même si le chef de l’Etat tient absolument à sa promesse électorale de réduire le mandat présidentiel de sept à cinq ans, il n’en demeure pas moins que sa volonté politique n’enchante pas la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. Plusieurs députés, membres du parti au pouvoir, ont déclenché les hostilités sur un éventuel projet de loi visant à réduire le mandant de leur mentor. En matière de gouvernance, le Premier ministre rappelle la déclaration de patrimoine du président de la République, qui a été, dit-elle, «le premier Président à le faire».

Sur ce point, le député Thierno Bocoum du parti Rewmi (Opposition) balaye d’un revers de la main cette assertion du chef du gouvernement. «Au moment de faire cette déclaration, le Président avait déjà signé un décret d’avance de huit milliards francs CFA consacré à ses fonds politiques sans tenir compte du prorata. Il s’est doté, à travers un décret d’avance, de deux milliards 663. 908.000 mille francs CFA», énumère Thierno Bocoum. En soulignant que Macky Sall dépasse son prédécesseur, Abdoulaye Wade dans les dépenses politiques du parti, le parlementaire tranche donc qu’il a trahi les règles de bonne gouvernance.

D’autres «actions importantes, selon le parti au pouvoir, ont été engagées également pour la réduction des comptes et la transparence, la réduction du train de vie de l’Etat, le renforcement et la modernisation de la Justice et la consolidation de l’Etat de droit».

Tandis que le Parti démocratique sénégalais (PDS) tire un bilan négatif des deux ans de Macky Sall au pouvoir. «70 % des Sénégalais vivent largement en dessous du seuil de pauvreté», affirme le juriste Amadou Sall, porte-parole du PDS. Il poursuit que c’est la population rurale qui est la plus éprouvée par une campagne arachidière catastrophique. Pour lui, le bilan est marqué par un esprit absolument revanchard qui cherche à prendre ceux qui ont dirigé le Sénégal de 2000 à 2012, et à les mettre en prison. «Il y a des poursuites sélectives et l’opposition ne tient pas de meeting, ne procède pas à des marches, à aucune manifestation publique parce que c’est systématiquement interdit», proteste Maître Amadou Sall.

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Pourtant, le PDS a organisé deux marches depuis leur chute du régime.

Baba Mballo
Dakar – Oeildafrique.com

 


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