Attaques armées dans l’Ouest de la Côte d’ivoire : Le camp d’Alassane Ouattara soupçonne des mercenaires libériens

Attaques armées dans l’Ouest de la  Côte d’ivoire : Le camp d’Alassane Ouattara soupçonne des mercenaires libériens

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Hamed Bakayoko

Le ministre ivoirien de l’Intérieur, Hamed Bakayoko | © Capture d’écran FRANCE 24

Les auteurs des attaques armées dans l’Ouest de la Côte d’ivoire sont soit des mercenaires libériens qui ont participé à la crise postélectorale aux côtés du camp Gbagbo soit des bandits dans les camps de réfugiés dans l’Ouest du pays. Cette déclaration est celle d’Hamed Bakayoko, le ministre ivoirien de l’Intérieur.

Dans un entretien avec France 24,  Hamed Bakayoko ministre ivoirien de l’Intérieur indique que le gouvernement a pris la mesure de la question des attaques armées au niveau de la frontière d’avec le Libéria. Des attaques armées dans l’ouest de la Côte d’Ivoire qu’il attribue aux mercenaires libériens qui ont participé à la crise postélectorale aux côtés du camp Gbagbo ou aux bandits dans les camps de réfugiés dans l’Ouest du pays. Selon le ministre, la mesure prise par le gouvernement ivoirine consiste à la mise en place d’un camp militaire qui sera prochainement doté des moyens pour assurer la sécurité des populations. Les troupes de la présidence ivoirienne sont également mises en alerte maximale, selon l’officiel.

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Quant aux menaces d’attaque à la ville d’Abidjan, le ministre ivoirien de l’intérieur déclare qu’il n’y a pas de crainte à avoir par rapport aux rumeurs d’un probable coup d’Etat.

« Le président Alassane Ouattara est indéboulonnable. Il a une légitimité très forte. Le pays a complètement changé de cap sous sa direction et il a une adhésion forte des populations (…) Les événements qui se produisent sont insignifiants pour inquiéter. Le pouvoir est en place et nous sommes confiants, sans rien minimiser, de notre capacité à aller au terme du mandat du président», a déclaré Hamed Bakayoko.

M. Bakayoko s’est également prononcé sur le processus de réconciliation en cours en Côte d’ivoire. Aux accusations d’une justice des vainqueurs, le ministre d’Alassane Ouattara pense que le pouvoir judiciaire est un instrument pour renforcer le processus de réconciliation.

«La justice a son timing. Après la crise, le président a investi plus de 10 milliards francs CFA pour rétablir les tribunaux,  les centres de détention etc. Aujourd’hui, ce qui est important est que la justice ne traite pas en fonction des camps mais qu’elle se focalise sur les infractions. (…) La justice doit rester neutre et juste. Ce n’est pas parce qu’on a pris des gens à gauche qu’il faut en prendre à droite. Elle doit analyser des faits », a-t-il dit, tout étant convaincu qu’il n’y a pas de justice à deux vitesses.

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Il y a trois jours, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi Nguessan affirmait que plus de 1000 partisans de Laurent Gbagbo sont détenus dans les prisons de la Côte d’ivoire dans des conditions extrêmement inacceptables. Pour Hamed Bakayoko, il n’y aucun prisonnier politique en Côte d’ivoire.  

«Un prisonnier politique, c’est quelqu’un qui est détenu pour ses idées. En côte d’ivoire, il y a des gens qui ont été arrêtés dans le cadre de la crise postélectorale parce qu’ils menaient des actions de violence et contestaient la légitimité d’un pouvoir établi. D’autres sont arrêtés parce qu’ils ont porté atteinte à la sûreté de l’Etat. On n’a jamais arrêté quelqu’un pour son appartenance politique. La justice va traiter des faits et des infractions et non pas la couleur du camp », a indiqué Hamed Bakayoko.

 Didier Assogba
©Oeildafrique.com

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Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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  1. Talla Gilbert
    Talla Gilbert 8 juillet, 2014, 17:49

    Ton tour d’alle en prison viendra

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  2. Nephtali
    Nephtali 10 juillet, 2014, 14:24

    Il est comme gorille de Kénya. Son tour vient il verra. un intélectuel taré comme çà

    Répondre à ce commentaire

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