BAD : Donald Kaberuka critiqué d’avoir favorisé les pays anglophones aux dépens des francophones

BAD : Donald Kaberuka critiqué d’avoir favorisé les pays anglophones aux dépens des francophones
Donald Kaberuka

Donald Kaberuka

Le 28 mai, le directeur de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, l’afro-optimiste, va quitter la tête de l’institution. Pour beaucoup, le Rwandais a été l’artisan du retour du siège social de la banque en Côte d’Ivoire. Durant son mandat, il a su construire une institution avec une assiette financière solide. Mais, son défaut est d’avoir favorisé l’Afrique anglophone aux dépens de celle francophone.

Le Rwandais Donald Kaberuka vient de boucler dix ans à la tête de la BAD. Et après une décennie à la présidence de l’institution panafricaine, il laisse une BAD solide avec une note AAA attribuée par l’agence financière américaine Fitch.

Sous son mandat, la BAD a triplé son capital, proche de 100 milliards d’euros et se place aujourd’hui première institution de financement de développement en Afrique avec 320 opérations pour un total de 6,2 milliards d’euros en 2013.

Le désormais ancien directeur général de la BAD a œuvré pour le renforcement du secteur privé et des investissements dans les infrastructures, notamment dans les pays fragiles du continent. Son grand challenge qu’il a relevé est d’avoir assuré le retour de l’institution à Abidjan, 12 ans après sa délocalisation à Tunis, après le coup d’État manqué de 2002 en Côte d’Ivoire.

Mais si le bilan est globalement satisfaisant, il est reproché à ce Rwandais, parfaitement bilingue –français et anglais – d’avoir privilégié les pays anglophones.

Ainsi, d’aucuns estiment que le nouveau directeur doit être issu d’un pays francophone de l’Afrique. D’ailleurs, la France, par la voix de son ministère des Finances a indiqué qu’on devrait penser beaucoup plus aux intérêts de l’Afrique francophone.

Qu’à cela ne tienne, la course à la succession de Donald Kaberuka est lancée est huit candidats dont une femme sont dans les starting-blocks. Le prochain président devra l’emporter par la majorité des votes de tous les pays membres, et la majorité des votes des pays africains. Si les cinq tours de scrutin ne le permettent pas, la BAD a le pouvoir d’ajourner et de procéder à un second vote.

La BAD fête cette année ses cinquante ans d’existence. Une célébration qui coïncide avec son assemblée générale élective.

© OEIL D’AFRIQUE

 


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