Bénin : Les 26 ministres signent les dix commandements de Boni Yayi

Bénin : Les 26 ministres signent les dix commandements de Boni Yayi

La rentrée gouvernementale de la deuxième équipe de la refondation de Boni Yayi, s’est effectuée ce mercredi 14 août dernier au palais de la Maria à Cotonou. Fidèle à sa réputation d’homme intègre, le président béninois a fait signer à ses ministres anciens comme nouveaux la charte du gouvernement ou du moins, les dix commandements du Dr Boni Yayi.

Au cours de ce conseil qui n’avait qu’un seul point à l’ordre du jour, les 13 nouveaux ministres et les 13 autres qui bénéficient encore de la confiance du président, ont apposé leurs signatures au bas de la charte du gouvernement. Le président Boni Yayi n’aura donc pas attendu la fin des passations de charge dans les ministères pour faire signer ses ministres. En souhaitant la bienvenue à ses collaborateurs, il a tout de suite rappelé les urgences auxquelles la nouvelle équipe doit faire face. Un accent particulier sera mis sur quotidien des béninois, à savoir, la question agricole, l’accès à l’eau et au foncier, l’amélioration des réseaux routiers, la poursuite et l’accélération des différentes réformes, la gouvernance environnementale et l’emploi des jeunes. Ainsi, « considérant la Constitution du 11 décembre 1990 aux termes de laquelle la conscience, la compétence, la probité, le dévouement et la loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun» sont des objectifs essentiels à la réalisation des aspirations légitimes du peuple béninois, les ministres souscrivent aux dix valeurs cardinales ci-après :

1. La Primauté de l’intérêt général : Toute décision, toute action ou toute tâche doit s’inscrire et être menée dans l’optique de l’intérêt public, selon les exigences et normes de rigueur et de qualité que justifient les ressources disponibles. Tout membre du Gouvernement doit y veiller à son propre niveau ainsi qu’au sein du département dont il a la charge.


2. La Responsabilité : Chaque membre du gouvernement s’engage à accorder une importance capitale à sa charge et à toute mission qui lui est confiée ; il/elle en assume la réussite ou l’échec selon le principe de l’imputabilité.


3. L’intégrité : En tant que modèle social et de responsabilité, tout membre du Gouvernement s’engage à cultiver une éthique publique qui l’honore et contribue à la dignité du Gouvernement dans son ensemble. L’incorruptibilité est une règle partagée.


4. L’équité : Dans le respect des différences, les membres du Gouvernement travaillent dans un esprit de justice et d’équilibre en leur sein, et dans leurs départements respectifs. L’équanimité doit être promue dans les pratiques publiques.


5. La Solidarité : Toute décision ou tout acte du Gouvernement est régi par le principe de collégialité et engage chaque membre dans sa mise en œuvre.


6. La Transparence : Chaque membre du Gouvernement cultive et pratique la bonne gouvernance dans le sens du respect strict des lois et règles de la République en vue d’un relèvement moral et d’une efficience économique dans les actions publiques.


7. L’ouverture d’esprit : Le dialogue objectif, basé sur des idées républicaines, la courtoisie et les sources d’information fiables, doit guider tout processus de prise de décision.


8. La Civilité : Chaque membre du Gouvernement s’engage à pratiquer et à promouvoir les règles de bienséance et de courtoisie administrative qui constituent les conditions de base d’une atmosphère de productivité optimale de toute entreprise.


9. La Confiance : Dans l’option d’une efficacité des actions publiques, et sans déjuger de la valeur de l’auto-contrôlé et du contrôle, chaque membre cultive et pratique la confiance en soi, en ses collègues et ses collaborateurs.
En outre, tous les membres du Gouvernement s’engagent à observer en toute circonstance, à l’égard du Président de la République, la déférence due à son rang.


10. La Reddition de compte : Dans le strict respect des règles établies, en respect du droit à l’information du peuple souverain, chaque membre du Gouvernement s’engage à rendre compte de sa gestion et des actions de son département dont les résultats lui sont imputables au prime abord.

Les nouveaux promus ont accepté en toute responsabilité d’apposer leurs signatures sur la charte gouvernementale. De bons signes pour une Afrique dont l’ensemble des pays aspirent à être émergents dans un horizon tout proche. Cela passe très certainement par la bonne gouvernance. Notons cependant, que la nouvelle équipe du Dr Boni Yayi  ne sera pas conduite par un premier ministre dû au fait que la constitution ne le prévoit pas dans ses dispositions, se sont-ils justifiées les autorités béninoises.

 

Jonas Saraka
Abidjan-Oeildafrique.com

Jonas Saraka

Jonas Saraka

KOUAKOU Kouamé Jonas alias Jonas SARAKA. Licence de Journalisme, DEUG II en Sciences économiques.


Tags assigned to this article:
boni yayigouvernementministres

Related Articles

CPI : Laurent Gbagbo doit patienter jusqu’en 2014 pour une problématique liberté provisoire

[wp_ad_camp_3] La décision de remettre l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo en liberté provisoire ne tombera pas de si tôt. Laurent

Jacob Zuma défend la mission sud-africaine en RCA

Le président Jacob Zuma a défendu mardi la mission de l’Afrique du Sud en République centrafricaine (RCA), réfutant que la

Côte d’Ivoire: deux grands partis divisés avant la présidentielle de 2015

[wp_ad_camp_4] Bataille judiciaire au sein du parti de Gbagbo, coups de poing échangés entre cadres de la formation de Bédié

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*