Bénin : Yayi Boni introduit de nouveau un projet de loi de révision de la Constitution au Parlement

Bénin : Yayi Boni introduit de nouveau un projet de loi de révision de la Constitution au Parlement

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Boni Yayi

Le président béninois Thomas Boni Yayi

Yayi Boni n’est pas prêt à abandonner ses tentatives de modification de la constitution du Bénin pour s’éterniser au pouvoir. Lui qui est confronté à plusieurs mouvements de contestation a complètement fait vaciller son pouvoir en un régime paranoïaque auquel les béninois cherchent à mettre fin. Mais l’homme ne l’entend pas de cette oreille.

Après une première tentative soldée par un échec, le gouvernement béninois vient de réintroduire à l’Assemblée nationale le projet de loi portant révision de la Constitution de 1990 pour examen.

En novembre 2009, le projet de loi introduit au parlement pour examen n’a pas reçu l’onction de la majorité des Béninois, où les forces politiques de la mouvance présidentielle, de l’opposition et même la société civile ont mené pendant plusieurs mois des débats contradictoires sur l’opportunité ou non de la relecture des textes de cette loi fondamentale. En septembre 2013, la Commission des lois de l’Assemblée nationale a rejeté le même projet de loi réintroduit par le gouvernement.

De son côté, le gouvernement béninois tente d’expliquer que les raisons qui ont nécessité la démarche de la révision de la loi fondamentale restent toujours d’actualité et la révision vise à asseoir au Bénin l’Etat de droit et une démocratie renforcée sur des bases saines et solides pour un développement économique durable du Bénin.

Dans son projet de révision, le régime de Yayi Boni souhaite la création et de la constitutionnalisation de la Cour des Comptes, la constitutionnalisation de la Commission Autonome Électorale Nationale, l’imprescriptibilité des crimes économiques dans le cadre de la moralisation de la vie publique et de la lutte contre la corruption engagée dans le pays depuis avril 2006.

Le gouvernement béninois avance que « la Constitution béninoise promulguée le 11 décembre 1990 a permis à notre pays de connaître plusieurs alternances et de surmonter des crises politiques majeures. L’autorité de l’Etat, la stabilité institutionnelle et la paix sociale ont été sauvegardées. Ces acquis ne doivent pas être remis en cause, ni même fragilisés. Ils peuvent être améliorés pour une République moderne dotée d’une démocratie participative ».

L’équipe de Yayi Boni justifie que les orientations données à travers ce projet se résument notamment à préserver à tous points de vues les options fondamentales énoncées à la Conférence Nationale des forces vives de la Nation de février 1990 et considérées comme socles de la Constitution.

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En d’autres termes, l’Etat de droit, la démocratie libérale, la forme républicaine de l’Etat, le multipartisme intégral, la nature présidentielle du régime, la limitation du mandat du Président de la République, l’âge des candidats à l’élection du président de la République ; seront conservés dans la Constitution.

Mais l’opposition béninoise et la Société civile ne l’entendent pas de cette oreille non plus. Ces deux entités estiment qu’il s’agit tout simplement d’une manœuvre de Yayi Boni pour avoir une faille constitutionnelle et se positionner pour la prochaine élection à la fin de son mandat. Ce n’est que le début d’un nouveau feuilleton au Bénin et la réaction des députés est vivement attendue.

© Oeildafrique.com

 


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  1. WABI abiodoun Mouminou
    WABI abiodoun Mouminou 13 avril, 2014, 13:15

    Je proposerais que le multipartisme intégrale soit aussi remplacer par la limitation de parti. Car la limitation de parti à deux ou trois au plus permettra à ces partis de mieux se structurer. Les partis pourrons capitaliser leur idées en fonction d’une vision nationale qui aurait été aussi élaborer. Ils pourrons former et promouvoir les talents de leur parti. Nous assistons actuellement au vagabondage dans les partis. A vrai dire, il n’existe pas encore de véritables parti politiques au Bénin rare aussi en Afrique. Nous avons l’impression que nous avons à faire avec des clubs électoraux qui apparaissent à l’approche des élections et disparaissent juste après les élections. Nous avons l’impression que nous tournons en rond . Un tel système reviens à tourner en rond. S.V.P plait mes chères compatriote priorisons l’intérêt national à nos intérêts individuels, vous pourriez aussi devenir l’homme que vous voulez avec la limitation des partis.

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  2. WABI Abiodoun Mouminou
    WABI Abiodoun Mouminou 13 avril, 2014, 13:29

    Je proposerais que le multipartisme intégrale soit aussi remplacer par la limitation de parti. Car la limitation de parti à deux ou trois au plus permettra à ces partis de mieux se structurer. Les partis pourrons capitaliser leur idées en fonction d’une vision nationale qui aurait été aussi élaborer. Ils pourrons former et promouvoir les talents de leur parti. Nous assistons actuellement au vagabondage dans les partis. A vrai dire, il n’existe pas encore de véritables parti politiques au Bénin rare aussi en Afrique. Nous avons l’impression que nous avons à faire à des clubs électoraux qui apparaissent à l’approche des élections et disparaissent juste après les élections. Un tel système reviens à tourner en rond. S.V.P plait mes chères compatriotes priorisons l’intérêt national à nos intérêts individuels, cela ne vous empêche pas d’ailleurs de devenir l’homme de vos rêves.

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  3. Bangui Danlhara
    Bangui Danlhara 14 avril, 2014, 13:12

    C’est pas normale pour un grd Mr, comme Boni de se comporter de cette façon…pr une Afrique libre et moderne;on a pas bésoin de ce genre de personnes.

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