Berlin prêt à participer à la mission militaire internationale au Mali

Berlin prêt à participer à la mission militaire internationale au Mali

Guido Westerwelle, le miniostre allemand des Affaires étrangères, le 23 octobre 2012 à Berlin
© AFP Odd Andersen

L’Allemagne est prête à participer à une mission militaire internationale pour « aider les Africains » à stabiliser le Nord-Mali, a déclaré mardi le ministre allemand des Affaires étrangères en recevant Romano Prodi, émissaire de l’ONU pour le Sahel.

« La communauté internationale doit soutenir le Mali pour reprendre le contrôle du Nord-Mali », a déclaré Guido Westerwelle, soulignant qu’une « stabilisation durable du Mali ne peut se faire qu’à travers un processus politique ».

« Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation dans le Nord-Mali, tant au regard des droits de l’homme que de la situation humanitaire ou des questions de sécurité », a ajouté le ministre qui souhaite éviter que cette région « puisse devenir un havre pour le terrorisme mondial ».

« L’Allemagne, l’Europe est prête à agir mais il ne s’agit pas de l’envoi de troupes de combat », a précisé M. Westerwelle, en référence à la décision de l’UE prise vendredi (BIEN vendredi) de planifier une mission militaire d’entraînement de l’armée malienne.

« Il ne doit pas y avoir d’erreur d’interprétation, nous parlons d’une mission placée sous la responsabilité des Etats africains sur la base d’une décision du conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il ajouté, parlant de « mission d’entraînement », de « formation ».

Lundi, la chancelière Angela Merkel avait estimé que les forces maliennes étaient « trop faibles » pour gérer la situation et avaient donc besoin de l’aide de l’extérieur. L’Europe ne peut « pas accepter que le terrorisme international trouve dans le nord du pays une base arrière assurant sa tranquillité », avait-elle ajouté.

Le 12 octobre, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution préparant le déploiement d’une force militaire internationale de quelque 3.000 hommes au Mali, donnant 45 jours à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour préciser ses plans.

L’action internationale ne peut être « une intervention directe », a souligné mardi à Berlin l’Italien Romano Prodi, nommé début octobre envoyé spécial de l’ONU pour le Sahel. Toutes les parties prenantes (communauté internationales, Etats voisins du Mali, pays africains en général) ont « le même souci, celui d’un retour à l’unité du Mali » mais « la situation dans le nord est toujours plus difficile », a-t-il jugé.

Avec AFP

Bona

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