Blaise Compaoré n’exclut pas une modification de la Constitution pour se représenter en 2015

Blaise Compaoré n’exclut pas une modification de la Constitution pour se représenter en 2015

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Blaise Compaoré

Blaise Compaore sur le plateau de l’émission

Au pouvoir depuis 26 ans, Blaise Compaoré n’exclut pas de se représenter en 2015, alors qu’il termine actuellement son quatrième mandat et que la constitution burkinabé l’empêche de se représenter. Il l’a dit ce dimanche depuis la France où il a pris part au sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique.

Invité dans l’émission Internationales de RFITV5Monde et Le Monde pour répondre entre autres aux questions sur le Mali, la Centrafrique, le développement économique de l’Afrique, le partenariat avec la Chine, Blaise Compaoré a été contraint d’aborder la question de sa succession. Ainsi, le chef de l’État burkinabè a levé le mystère sur la question de sa candidature.

Il n’exclut pas de se représenter à sa propre succession. Il annonce que la Constitution pourra être modifiée afin qu’il brigue un nouveau mandat. « Nous avons la Constitution depuis 1991. Ce n’est pas la Constitution qui assure l’alternance. Je ne sais pas encore s’il y aura modification mais la Constitution ne l’exclut pas. La constitution a des dispositions qui prévoient des réformes de la loi fondamentale.

Le changement est constitutionnel », a déclaré le Président Burkinabè. Blaise Compaoré avance que tout repose sur le choix du peuple. « Pourquoi voulez-vous que lorsque le peuple a un président qui leur apporte la stabilité […], comment voulez-vous qu’ils choisissent de le faire partir comme ça ? », a-t-il dit. Mais l’homme au 26 années de pouvoir se veut prudent tout de même. Il n’a toujours pas dévoilé ouvertement sa candidature. Blaise Compaoré va s’en remettre au peuple burkinabè avant d’annoncer au moment opportun s’il brigue un autre mande ou pas.

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L’élection présidentielle est prévue dans deux ans en 2015. Les partis d’opposition et les organisations de la société civile s’opposent à cette intention du pouvoir de modifier l’article 37 de la constitution du Burkina Faso. D’ici deux ans, beaucoup de chose peuvent se passer. Mais connaissant l’envie de la majorité de Chefs d’Etat africain et de Blaise Compaoré pour le pouvoir, ce débat risque de mobiliser les énergies dans les mois à venir au pays des hommes intègres.

Oeildafrique.com

Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo



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