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Burkina Faso: Djibril Bassolé très remonté contre la nouvelle loi électorale

Burkina Faso: Djibril Bassolé très remonté contre la nouvelle loi électorale
Djibrill Bassolé

Djibril Bassolé, ancien ministre burkinabè des Affaires étrangères de Blaise Compaoré.

Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré a annoncé vendredi qu’il présentera sa candidature d’ici fin avril. Et ce malgré l’adoption du nouveau Code électoral qui rend inéligible à la présidentielle les anciens proches du régime Compaoré. Très remonté contre la loi électorale, l’ancien homme sûr de Blaise Compaoré a dénoncé les récentes arrestations des membres du régime de Blaise Compaoré.

Dans une interview accordée à RFI, Djibril Bassolé a dit tout le mal qu’il pense de la loi modificative du 7 avril 2015. «Je désapprouve un tel vote. Le CNT n’a pas vocation à improviser des textes et à changer les règles du jeu avant la compétition. Le processus électoral est quelque chose de sacré en démocratie. Ensuite, je ne me fais pas d’illusions: il s’agit en réalité de manœuvres politiciennes visant à éliminer des adversaires dont on redoute qu’ils gagnent les élections», a déclaré Djibril Bassolé.

Le premier général de Gendarmerie de Burkina Faso s’est également insurgé contre l’arrestation par le ministère de l’Administration territoriale et de la Sécurité des responsables politiques en raison de leurs opinions ou de leur appartenance à tel ou tel parti. Ces interpellations et des détentions arbitraires sont intervenues pendant que le processus de modification des textes est en cours.

«C’est profondément injuste», indique le potentiel candidat de la Nouvelle Alliance du Faso qui considère que la situation actuelle est créée par des «partis politiques adverses».

Toutefois, Djibril Bassolé dit qu’il présentera sa candidature à la présidentielle d’ici fin avril 2015, car ne se sentant nullement concerné par la loi votée.

« Non, je ne me sens pas visé. Je ne la redoute pas: je n’ai jamais rien fait qui puisse être répréhensible ou tomber sous le coup de l’ancienne loi ou de ce que le CNT considère comme la nouvelle loi. Je n’ai participé à aucune modification constitutionnelle et je ne suis pas putschiste », a-t-il dit dans l’interview.

L’ancien ministre de Blaise Compaoré souhaite que le Conseil constitutionnel et le Président de la transition analysent le texte en dernier recours, le fassent «en pleine connaissance de cause». Le cas échéant, ses perspectives ne semblent pas être très positives pour la suite de la transition.

Djibril Bassolé pense que le débat de l’exclusion des proches de Blaise Compaoré est révolu. Mais c’est dans ce contexte le Président de la transition a promulgué vendredi cette loi qui sera appliquée lors des prochaines élections générales au Burkina-Faso.

© OEIL D’AFRIQUE

 


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