Burkina Faso: Un gigantesque meeting de l’opposition pour dire non à la modification constitutionnelle

Burkina Faso: Un gigantesque meeting de l’opposition pour dire non à la modification constitutionnelle

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Burkina Faso un gigantesque meeting de l’opposition

Stade du 4-Août à Ouagadougou, le samedi 31 mai 2014

C’est l’heure du rapport des forces au Burkina Faso. L’opposition burkinabè qui est foncièrement contre toute idée de modification constitutionnelle a animé samedi un gigantesque meeting dans le plus grand stade de Ouagadougou qui a affiché complet.

Les participants à ce meeting protestent contre un éventuel référendum sur une modification de la Constitution, qui permettrait au président Compaoré de se maintenir au pouvoir.

Très tôt le matin, des militants et sympathisants de l’opposition ont pris d’assaut le stade du 4 août, d’une capacité de 35.000 places, qu’ils ont progressivement rempli. Parmi la foule, on pouvait entendre des slogans tels que « non au référendum », ou encore « on est fatigué, le grand baobab doit tomber ».

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Pour les militants de l’opposition, persister à organiser un référendum va créer une crise qui peut naître de l’entêtement de Blaise Compaoré à rester à vie au pouvoir. D’autres encore soutiennent que le fait de changer une Constitution unilatéralement et à des fins personnelles n’est autre qu’un coup d’État.

Des chansons engagées de reggae-men burkinabé demandant le départ du président Compaoré, qui dirige le Burkina Faso depuis 1987, ont galvanisé la foule. Plusieurs manifestants ont souhaité que le rassemblement du jour marque le début de la révolution pour un changement à la tête du pays.

Parmi les manifestants se trouvait le rappeur engagé Smockey. « Nous n’allons pas tolérer une seconde de plus cette forfaiture qui se prépare pour 2015. La lutte va continuer pendant les mois à venir jusqu’à cette date. Ensemble nous vaincrons car notre nombre est notre force », a-t-il déclaré.

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Des responsables d’une trentaine de partis de l’opposition ont pris part au rassemblement. Ils sont mobilisés contre un éventuel référendum visant à modifier l’article 37 de la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche pour l’instant Blaise Compaoré, d’être candidat en novembre 2015.

Blaise Compaoré, a évoqué une éventuelle modification de la Constitution en décembre 2013 pour se représenter à la prochaine élection. L’homme, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat termine son deuxième quinquennat après avoir effectué deux septennats. Il a fait au total 27 ans de pouvoir.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

 

Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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1 commentaire

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  1. Yanick Toutain
    Yanick Toutain 1 juin, 2014, 13:11

    Je viens de rédiger un article sur cette stratégie consensuelle défensive…
    http://revolisationactu.blogspot.fr/2014/06/lopposition-non-au-referendum-occupe-un.html
    En voici les premières lignes
    DIMANCHE 1 JUIN 2014

    Burkina Faso: L’opposition « Non au référendum » occupe un stade de 35 000 places ! Mais ne désigne par 1400 délégués de base pour Compaoré DÉGAGE
    par Yanick Toutain
    « En tant que petits bourgeois,
    ils pensaient que la révolution
    était venue pour balayer
    les classes réactionnaires
    et les bourgeois
    pour les installer, eux. »
    (Thomas Sankara 1985)

    Pour chasser l’assassin de Sankara, pour chasser Blaise Compaoré, il était possible, samedi 31 mai, de former 1400 CDR !
    Les CDR étaient le principal outil que le plus grand des Africains avait légué au peuple du Burkina Faso : des Comités de Défense de la Révolution – inspirés de l’héritage guévariste.

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