Burkina Faso: le CDP de Compaoré dénonce son exclusion des joutes électorales

Burkina Faso: le CDP de Compaoré dénonce son exclusion des joutes électorales
L'ex-président du Burkina Blaise Compaoré|AFP

L’ex-président du Burkina Blaise Compaoré|AFP

Le rejet par le Conseil Constitutionnel du Burkina Faso des dossiers de candidature des anciens proches de Blaise Compaoré pour les élections présidentielle et législatives prochaines passe mal au niveau du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex-parti au pouvoir) et de ses alliés. En conférence de presse mercredi à Ouagadougou, le CDP et ses alliés réunis dans le Groupe d’appel du 9 Avril ont dénoncé la décision de la haute cour du Faso.

Suite à un recours introduit par un citoyen du nom de Dabiré Angelin, le Conseil constitutionnel a invalidé 42 candidatures d’ex-députés de l’ex-majorité présidentielle ou d’anciens ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré.

Les partis de l’ex-majorité présidentielle ont rejeté mercredi la décision d’invalidation de candidatures aux élections du 11 octobre prochain de certains de leurs membres par le Conseil constitutionnel. Au cours d’une conférence de presse, les partisans de Blaise Compaoré ont appelé leurs militants à une désobéissance civile pour manifester leur mécontentement. Le CDP et ses alliés ont également menacé de se retirer des élections législatives si le juge constitutionnel ne revoit pas sa copie pour que les candidats invalidés soient réintégrés sur les listes.

Eddie Komboïgo, président du CDP et Achille Tapsoba, premier vice-président du même parti ainsi que les responsables des partis du Groupe de l’appel du 9-Avril ont dénoncé un leurre quant à l’inclusion prônée par la transition.

Selon le CDP et ses alliés, la décision du Conseil constitutionnel viole l’immunité du député consacrée par l’article 95 de la Constitution, remet en cause le droit du citoyen à choisir librement ses représentants, constitue un défi au droit et à la décision de la Cour de justice de la CEDEAO du 13 juillet dernier demandant au Burkina de lever les obstacles pour une participation de tout le monde aux élections générales de 2015.

L’ex majorité présidentielle dénonce également une contradiction entre l’engagement du Président Michel Kafando de respecter la décision de la Cour de justice de la CEDEAO. Le Groupe de l’appel du «9 avril» demande à ses militants de refuser avec détermination cette décision grave et à entreprendre des actions de désobéissance civile.

Le président du CDP, Eddie Komboïgo et son vice-président, Achille Tapsoba avancent que la désobéissance civile se fera en respectant la loi, sans violences physiques, ni casses.

Les candidats dont les dossiers ont été rejetés paient ainsi leur soutien à Blaise Compaoré dans sa tentative de modification de la constitutionnelle pour s’offrir un pouvoir à vie au Burkina Faso. M. Compaoré sera finalement chassé du pouvoir le 31 octobre 2014. Il vit actuellement en exil en Côte d’Ivoire.

© OEIL D’AFRIQUE

 


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