Burkina Faso : Roch Marc Christian Kaboré et ses camarades s’expliquent de nouveau sur leur choix

Burkina Faso : Roch Marc Christian Kaboré et ses camarades s’expliquent de nouveau sur leur choix

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Roch Marc Christian Kaboré

Le président du MPP Roch Marc Christian Kaboré

Après l’assemblée constitutive de leur nouveau parti, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) les dissidents du pari du CDP, parti de Blaise Compaoré viennent d’expliquer encore plus leur position sur la mise en place d’un Sénat et la modification de l’article 37 de la Constitution du pays. Au cours d’une conférence de presse, Roch Marc Christian Kaboré et ses camarades ont tenté de rallier les burkinabè à leur cause et se passer pour des sauveurs du peuple. Les leaders du MPP cherchent à regagner la confiance des Burkinabè.

En créant leur parti politique à la suite de leur démission du parti présidentiel, Roch Marc Christian Kaboré et ses camarades attendent un effet, celui de redorer leur image après toutes ces années passées aux côtés du président Blaise Compaoré. L’héritage d’un pouvoir qui a régenté le Burkina pendant plus de 26 ans est lourd à porter tout de même.

Ainsi au cours de la Conférence de presse, les responsables du MPP dénoncent le système politique appliqué jusque-là par leurs anciens compagnons. « On ne peut pas se déclarer social-démocrate et pratiquer une politique néolibérale », explique avec conviction Salif Diallo. Ils affirment clairement qu’ils sont contre la mise en place du Sénat et la modification de l’article 37 de la constitution. « Si le CDP renonce au Sénat, à la modification de l’article 37 et rejoint le peuple, il nous trouvera avec le peuple », indique Salif Diallo. Toutefois, les dissidents du CDP ne ferment pas la porte au dialogue si ces conditions sont respectées par le parti au pouvoir.

Mais l’autre but de Roch Marc Christian Kaboré : l’alternance en 2015. Une affaire qui préoccupe vraiment les populations en ce moment au Burkina Faso. « En fins politiciens, ils ont saisi l’opportunité pour se repositionner, sachant qu’ils n’avaient plus d’avenir politique avec le CDP », analyse Siaka Coulibaly. Les responsables du MPP se considèrent comme tout citoyen ordinaire, ne bénéficiant d’aucun privilège. Eux qui étaient, il y a quelques semaines des « intouchables » du pays.

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La dissidence de ces membres a fait suite l’évocation mi décembre, par Blaise Compaoré de l’idée d’un référendum pour modifier l’article 37 de la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et lui interdit de se présenter à l’élection de 2015. M. Compaoré est au pouvoir depuis 1987, soit plus de 26 ans.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

 


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