Burkina Faso: une affaire de corruption pousse les magistrats à la grève

Burkina Faso: une affaire de corruption pousse les magistrats à la grève
Palais de justice de Ouagadougou

Palais de justice de Ouagadougou, au Burkina Faso.|AFP

Une agression contre un magistrat dans la capitale burkinabè a poussé les syndicats de justice à suspendre leurs activités jusqu’à nouvel ordre.

Le magistrat victime de l’agression a raconté qu’un démarcheur, en la personne d’Eric Ouédraogo lui a demandé de lui délivrer un casier judiciaire pour la somme de 7.000 FCFA alors que le document ne coûte en réalité que 525 FCFA. Suite à une dénonciation, Eric Ouédraogo a été arrêté et emprisonné pour escroquerie.

C’est ainsi que les démarcheurs se sont alors organisés, accusant les agents de la justice de ne pas leur permettre d’avoir leur pain quotidien. Ils accusent aussi les magistrats d’arnaquer les citoyens qui ne maîtrisent pas le fonctionnement de la justice. Ainsi, le magistrat a été séquestré. Les démarcheurs exigent de leur côté  la libération de leur collègue démarcheur avant de menacer de prendre en otage d’autres acteurs de la justice.

Irrités, tous les acteurs du corps judiciaire du Burkina Faso ont condamné la situation et le Syndicat autonome des magistrats du Burkina (SAMAB), le Syndicat burkinabè des magistrats (SBM), le Syndicat des magistrats burkinabè (SMB), le Syndicats national des agents de la justice (SYNAJ) ainsi que le Syndicat des greffiers du Burkina (SGB) ont exprimé leur désapprobation.

Ces syndicats des acteurs de justice ont dénoncé la présence des démarcheurs autour des palais de justice  et qui favorise les actes de corruption. Ces démarches font dans la surenchère et un document qui devrait coûter 500 FCFA et peut être payé jusqu’à 10.000 FCFA par les usagers de la justice.

Les magistrats exigent tout simplement le déguerpissement de tous les démarcheurs et l’identification des gérants de parkings réguliers par le port d’une tenue à l’effigie du Palais de justice. Ils demandent en outre que les démarcheurs agitateurs soient arrêtés et jugés. Et depuis le 27 janvier, les bureaux des professionnels de justice sont fermés au Palais de justice de Ouagadougou.

© OEIL D’AFRIQUE


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Burkina Faso

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