Burkina : une ONG exige le rapatriement des fonds détournés par Compaoré et la Transition

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L'ex-président du Burkina Blaise Compaoré

L’ex-président du Burkina Blaise Compaoré|AFP

La Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la fraude, l’impunité et pour la liberté (CCVC), une ONG burkinabè, a exigé le rapatriement des fonds détournés par le président déchu Blaise Compaoré, les autorités de a Transition ainsi qu’une fixation de l’impôt sur la fortune, dans une déclaration.

« Sous la transition hélas, le peuple a attendu en vain du gouvernement, une prise de mesures vigoureuses pour faire la lumière sur les crimes économiques et de sang du pouvoir de la 4ème République. Après 27 années de pouvoir et de pillage organisé, il est impérieux que les avoirs et les biens mal acquis par Blaise Compaoré et sa famille, ainsi que par ceux des principaux dignitaires de son régime soient gelés, recouvrés et restitués au peuple », indique le texte.

En plus de cette « gestion scabreuse et peu vertueuse, la Transition est venue accroître la liste des biens mal acquis », estimé l’ONG, qui soutient que la plupart des faits de pillages, également perpétrés sous la Transition et mis en lumière par des enquêtes et autres audits, devraient être considérés afin que tous ces dirigeants « corrompus et indélicats » rendent compte.

De ce fait, l’actuel pouvoir, avec à sa tête  Marc Roch Christian Kaboré, devrait prendre des mesures vigoureuses pour restituer au peuple ses richesses et « donner les moyens à l’Etat de subvenir aux besoins des populations », comme le suggère le directeur général des impôts.

Par conséquent, la CCVC invite le gouvernement à : « Prendre des mesures urgentes en vue de l’identification et de la saisie des biens et fonds détournés par les dignitaires du régime de Blaise Compaoré et de ceux de la Transition, ainsi que du recouvrement des fonds expatriés ;- commanditer un audit des départements ministériels, des sociétés d’Etat et autres institutions et projets ».

Elle demande également au gouvernement de « commanditer un audit du secteur minier ; juger et sanctionner tout coupable et/ou complice de pillage de ressources minières du pays ; étendre les impôts aux plus riches, en instituant un impôt sur la fortune ».

L’organisation « appelle les populations du Burkina dans leurs diverses composantes à : demeurer sur des positions de lutte, pour l’amélioration de leurs conditions de vie ; se battre pour la reconnaissance et l’effectivité de leur droit légitime au contrôle populaire de la gestion des biens publics (et à) se tenir prêtes pour toute action que commanderait l’évolution de la situation », conclut a déclaration.

© OEIL D’AFRIQUE

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