Burkina: vers la levée du mandat d’arrêt contre de Guillaume Soro

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Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire

Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire

L’affaire des écoutes téléphoniques entre le président du Parlement ivoirien Guillaume Soro et le Général Djibril Bassolé, ex-chef de la diplomatie burkinabè a été évoquée ce lundi à Ouagadougou. Ce qui vaut un mandat d’arrêt au numéro deux du régime ivoirien. Contrairement à l’ex Premier ministre, Isaac Zida qui avait affirmé, en décembre dernier, que les enregistrements téléphoniques étaient authentiques, les autorités militaires viennent d’affirmer qu’elles n’ont pas pu les identifier.   

«Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons pas pu authentifier ces écoutes-là», a affirmé lors d’une conférence de presse à Ouagadougou le Commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Ouagadougou (TMO), le Colonel Norbert Koudougou.

Le colonel n’a pas voulu s’épancher sur le sujet des écoutes téléphoniques. Cependant, il a tenu à préciser que 16 mandats d’arrêt ont été mis par les juges d’instruction dans le cadre du putsch manqué. Il a confirmé le mandat d’arrêt lancé contre Guillaume Soro, le 8 janvier 2016 par la justice burkinabè. Le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire est soupçonné d’avoir aidé les putschistes dont les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé à renverser, en septembre dernier, le Président Michel Kafando et son gouvernement de transition.

Depuis quelques jours à Ouagadougou, des médias distillent une rumeur de la demande de levée du mandat d’arrêt contre Guillaume Soro introduite par de hautes autorités du Burkina.

Cela intervient quelques jours après le tête-à-tête, le 29 janvier dernier, entre les présidents du Burkina  Faso, Roch Marc Christian Kaboré et de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara en marge du 26ème sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba. Au cours de l’entretien, les deux chefs d’Etat avaient évoqué les relations d’ «amitié» qui lient la Côte d’Ivoire au Burkina.

Kaboré avait ajouté que son devoir, tout comme celui de Ouattara, c’est de faire en sorte que les relations entre les deux pays «soient renforcées». De son côté, Alassane Ouattara avait indiqué, avant le sommet d’Addis-Abeba, qu’il privilégiait la voie diplomatique pour résoudre avec les autorités burkinabè la question du mandat décerné à Guillaume Soro.

Aujourd’hui, ces nouvelles allégations officielles portant sur l’incapacité d’authentifier les écoutes téléphoniques viennent changer la donne. On ose affirmer donc que la levée du mandat d’arrêt contre Soro n’est plus qu’une question de formalités et de temps.  

© OEIL D’AFRIQUE

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