Burundi : Agathon Rwasa rejette l’élection de Nkurunziza mais siège au Parlement

Agathon Rwasa, un chef historique des Forces nationales de Libération (FNL)| BBC

Agathon Rwasa, un chef historique des Forces nationales de Libération (FNL)| BBC

Agathon Rwasa, le principal opposant burundais a indiqué lundi qu’il ne reconnaissait pas la réélection de pouvoir Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat controversé à la suite des élections boycottées par l’opposition. M. Rwasa qui siège par contre au Parlement à la surprise général, a appelé à de nouvelles élections. Ses partenaires de l’opposition sont confus.

Pour Agathon Rwasa, le résultat de la présidentielle était  » fantaisiste ». Le candidat arrivé second au scrutin exige des nouvelles élections pour apaiser la fronde crise en cours dans le pays depuis le forcing de Pierre Nkurunziza à briguer un troisième mandat.

C’est dans ce contexte que l’Assemblée nationale burundaise a ouvert une session de trois jours lundi à Bujumbura. Les députés du parti UPRONA, réunis au sein de la principale coalition d’opposition des Indépendants Amizero y’Abarundi, n’ont pas siégé à la session parlementaire.

Mais  à la grande surprise de l’opposition radicale qui a boycotté tout le processus électoral, vingt députés de cette coalition issus de l’aile du parti FNL dirigée par Agathon Rwasa s’étaient présentés au Parlement. Parmi ces vingt députés, on reconnaissait M. Rwasa.

La coalition des Indépendants Amizere y’Abarundi est formée des membres de deux ailes des partis FNL et UPRONA, qui ne sont pas reconnues par le pouvoir de Bujumbura, ailes dirigées respectivement par Agathon Rwasa et Charles Nditije.

La Commission Electorale Nationale Indépendante avait attribué vingt au FNL d’Agathon Rwasa et dix à l’UPRONA tandis que le parti CNDD FDD au pouvoir occupe 86 sièges.

Les députés élus le 29 juin 2015 devraient mettre en place un nouveau bureau et l’adoption d’un règlement d’ordre intérieur.

Selon l’AFP, le principal opposant ne ferme pas la porte à une entrée dans le gouvernement de Pierre Nkurunziza. La seule condition est que le gouvernement d’union nationale doit avoir pour mission d’organiser d’autres élections sans la participation de M. Nkurunziza qui a entamé son troisième mandat.

© OEIL D’AFRIQUE



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