Burundi: le pouvoir accuse le Rwanda d’aider les putschistes à renverser Nkurunziza

Burundi: le pouvoir accuse le Rwanda d’aider les putschistes à renverser Nkurunziza
Pierre Nkurunziza et Paul Kagame

Pierre Nkurunziza et Paul Kagame – Image d’archive|DR

Plus rien ne va entre le Burundi et le Rwanda face à l’entêtement de Pierre Nkurunziza à briguer un troisième mandat que n’autorise pas la constitution. Lundi, le parti au pouvoir au Burundi a accusé le Rwanda de vouloir aider l’opposition radicale à parachever le coup d’Etat manqué du 13 mai dernier.

En effet, le CNDD/FDD de Pierre Nkurunziza s’est basé sur un document de l’opposition intitulé «déclaration solennelle pour se réunir au siège de l’Union Africaine en vue de créer un Conseil National pour le respect des Accords d’Arusha et l’Etat de Droit au Burundi » pour soutenir sa position. Le document avait d’ailleurs été évoqué par la partie gouvernementale au cours du dialogue politique inter-burundais qui a été suspendu depuis dimanche.

Pour Pascal Nyabenda, le Président du CNDD/FDD, il est indiqué dans le document que ce Conseil National saura pleinement jouer le rôle qui lui incombe comme garant de la légitimité et des institutions du Burundi.

«Voilà la poursuite du putsch manqué du 13 mai 2015 exprimé en termes clairs. Ainsi donc, l’idée de faire prolonger le débat, jusqu’on ne sait quand, n’était que l’expression d’une démarche à fixer le dialogue afin que l’opposition radicale parachève son coup d’Etat à travers une offensive militaire à partir d’un pays voisin comme cela a été déjà constaté le 10 juillet 2015 lors des attaques de Kabarore en province de Kayanza et Bukinanyana en province de Cibitoke par des rebelles à partir du Rwanda», a déclaré M. Nyabenda.

La mouvance présidentielle explique la suspension de sa participation au dialogue inter-burundais. Une situation qui a amené le facilitateur dans ce dialogue,  l’envoyé spécial du Président ougandais Yoweri Museveni, en l’occurrence le ministre de la Défense Crispus Kiyonga à suspendre sine die les travaux.

Pour le parti de Pierre Nkurunziza, les signataires dudit document avaient un autre plan diabolique.

C’est dans ce contexte que les bureaux de vote seront ouverts mardi malgré les appels lancés par l’opposition et aux différents sommets sur la crise au Burundi de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) à deux reprises les 31 mai et 6 juillet derniers à reporter les élections jusqu’à une date consensuelle entre l’opposition et le pouvoir.

En lice pour le scrutin, Pierre Nkurunziza (au pouvoir), Jacques Bigirimana, candidat du parti FNL, Gérard Nduwayo, candidat du parti UPRONA et Jean de Dieu Mutabazi de la coalition des partis pour une opposition participative COPA.

Les anciens Présidents Sylvestre Ntibantunganya, Jean Minani et Domitien Ndayizeye ont annoncé officiellement qu’ils se sont retirés de ces élections dont ils dénoncent le manque de crédibilité.

© OEIL D’AFRIQUE

 



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