Burundi: l’opposition revient à la charge contre Pierre Nkurunziza

Burundi: l’opposition revient à la charge contre Pierre Nkurunziza
Première apparition publique de Pierre Nkurunziza, ce dimanche 17 mai 2015, depuis la tentative de coup d’Etat, cette semaine.

Première apparition publique de Pierre Nkurunziza, ce dimanche 17 mai 2015, depuis la tentative de coup d’Etat, cette semaine.|RFI

Depuis la réélection de Pierre Nkurunziza pour un 3e mandat controversé que n’autorisait par la Constitution, le Burundi est plongé dans un climat d’insécurité totale avec plusieurs assassinats d’opposants et des proches du pouvoir. Mercredi, la principale coalition de l’opposition burundaise a dénoncé un «climat de terreur » instauré par Pierre Nkurunziza pour pouvoir diriger le pays. Elle menace de chasser par les armes l’homme fort de Bujumbura.

Le Comité national pour le respect de l’accord d’Arusha et de l’Etat de droit (CNARED) a accusé mercredi Pierre Nkurunziza de replonger le Burundi dans un climat de terreur avec son 3e mandat controversé. Dans un communiqué publié mercredi, cette coalition a menacé de chasser le président s’il refuse de se retirer de lui-même.

La coalition récemment mise en place n’apprécie pas le climat de terreur et l’environnement de pré-guerre qui prévaut dans le pays. Le CNARED appelle la communauté internationale à mettre la pression sur Pierre Nkurunziza afin qu’il négocie son départ et éviter que le pays ne retombe dans la violence, dix ans après la fin de la guerre civile qui avait fait 300.000 morts entre 1993-2006.

«Nous ne voulons pas de sanctions qui frappent l’ensemble de la population, nous appelons à des sanctions qui ciblent très directement Nkurunziza et la clique qui contrôle le pouvoir autour de lui», indique Jérémie Minani, chargé de la communication du CNARED.

L’opposition demande le gel des avoirs et l’interdiction de voyager pour M. Nkurunziza et ses proches.

Jérémie Minani précise que pour son organisation, Pierre Nkurunziza a deux options: accepter de négocier son départ ou s’entêter et le CNARED utilisera tous les moyens légaux pour le chasser, y compris la force militaire.

Cependant, le CNARED nie toute responsabilités dans les violences que connait le pays depuis la réélection de Pierre Nkurunziza, le 21 juillet dernier.

Du côté du pouvoir, une commission d’enquête judiciaire accuse les principaux dirigeants du CNARED d’être les meneurs d’un mouvement insurrectionnel agissant en concertation étroite avec les auteurs du putsch raté de mai dernier.

© OEIL D’AFRIQUE

 



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