Burundi : Pierre Nkurunziza libère 97 opposants à son troisième mandat

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Première apparition publique de Pierre Nkurunziza, ce dimanche 17 mai 2015, depuis la tentative de coup d’Etat, cette semaine.

Première apparition publique de Pierre Nkurunziza, ce dimanche 17 mai 2015, depuis la tentative de coup d’Etat, cette semaine.|RFI

97 prisonniers accusés de manifestations contre le troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza et détenus depuis le mois d’avril 2015, ont été libérés mardi par le gouvernement Burundais.

Détenus dans un contexte difficile à la prison centrale de Mpimba, les prisonniers ont recouvré leur liberté à la suite d’une séance de formation sur le patriotisme initiée par le ministère de la Justice. «On a jugé bon que même dans l’insuffisance des moyens l’on puisse tout faire pour que les personnes qui sont libérées aujourd’hui puissent avoir l’essentiel de cette formation patriotique», explique Déo Ruberintwari, le Secrétaire général du ministère de la justice.

Les prisonniers libérés dénoncent une détention arbitraire parce qu’ils ont été capturés et emprisonnés pendant 7 mois sans comparution devant un tribunal pour s’exprimer.

L’assistante de la ministre de la Justice, Christine Niragira, a quant à elle prodigué des conseils constructifs à ces anciens locataires de la prison centrale de Mpimba, conseils qui vont dans le sens de bien se comporter dans leurs sociétés respectives qui vont les accueillir et surtout d’éviter des comportements récidivistes.

La libération de ces détenus coïncide avec le début de la rencontre entre une délégation burundaise à Bruxelles en Belgique et l’Union Européenne sur l’article 96 de l’Accord de Cotonou entre cette dernière et les pays ACP (Afrique-Caraibe-Pacifique) en matière de coopération.

Pour les observateurs de la scène politique burundaise,  la libération des manifestants est le fruit de la pression exercée par l’Union Européenne sur les gouvernants burundais.

La rencontre de Bruxelles permet également d’aborder les questions liées à la liberté d’exercer la profession de journaliste, la question de la gestion des affaires juridiques, la liberté et la sécurité de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme, les enquêtes sur les allégations de torture et exécutions extrajudiciaires, la réouverture des médias privés…

Un plan de sortie de la crise politico-sécuritaire que traverse le Burundi devra être adopté lors de cette rencontre selon un calendrier convenu entre les parties engagées dans cette rencontre.

Le Burundi traverse une grave crise politico-sécuritaire depuis le début de l’année depuis l’annonce de Pierre Nkurunziza de briguer un 3e mandat que n’autorise pas la Constitution du pays.

© OEIL D’AFRIQUE



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