Burundi: un militaire tué par un officier du renseignement à Bujumbura

Burundi: un militaire tué par un officier du renseignement à Bujumbura
Un manifestant opposé à la candidature de Pierre Nkurunziza arrêté à Bujumbura, ce dimanche 26 avril 2015. REUTERS/Thomas Mukoya

Un manifestant opposé à la candidature de Pierre Nkurunziza arrêté à Bujumbura, ce dimanche 26 avril 2015|REUTERS

Un militaire burundais a été tué jeudi et un civil blessé par un officier des services de renseignement qui a ouvert le feu près d’une barricade à Bujumbura, a annoncé un haut responsable de la police ayant requis l’anonymat.

Un officier du service de renseignement se trouvait à Musaga (un quartier de la capitale, ndlr) à un endroit où les manifestants ont établi une barricade. Il s’est senti menacé. Il a tiré et touché un soldat qui a été tué, et un civil qui est blessé au bras, a expliqué ce responsable.

Il a évoqué un incident malheureux survenu à l’occasion des manifestations en cours contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

Ce n’est pas un agent de la police qui est responsable de cet incident malheureux, c’est un officier des services secrets, a-t-il ajouté.

Serge, un manifestant qui était sur place, a expliqué à l’AFP que les protestataires avaient arrêté une camionnette banalisée avec à l’intérieur un policier en tenue civile et trois autres en uniforme.

Les gens ont crié, les occupants se sont mis à tirer et ont tué un soldat et blessé un civil, a-t-il ajouté.

Il a précisé que les quatre occupants avaient été arrêtés par les militaires et le véhicule incendié par les manifestants.

Depuis le début des manifestations dimanche, l’armée, respectée par la population, s’interpose entre contestataires et policiers pour tenter d’apaiser la situation.

La police a bloqué jusque-là les manifestants dans les quartiers périphériques et les empêche de converger vers le centre-ville où ils souhaitent se rassembler.

Des affrontements sporadiques opposent depuis dimanche protestataires et policiers, qui ont à plusieurs reprises ouvert le feu à balles réelles.

Au moins six manifestants ont été tués depuis dimanche et une cinquantaine ont été blessés, dont certains par balles, selon la Croix-Rouge burundaise.

Les agents du Service national de renseignement (SNR), directement rattaché à la présidence de la République, sont redoutés de la population et accusés par l’ONU d’exécutions extra-judiciaires et de torture.

AFP

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