Cameroun : des malfrats d’un nouveau genre

Cameroun : des malfrats d’un nouveau genre

Le « Call-Box », une activité économique qui connait un progrès économique remarquable au Cameroun. Relevant du secteur informel, cette activité est devenue pour beaucoup de jeunes camerounais une source de gain et de survie, mais aussi un emploi. Aucune formation n’est nécessaire pour exercer. Il faut juste un capital d’au moins 100 000 FCFA (152,5 Euros). Cette somme permet d’acheter au moins un téléphone, un parasol, une tablette et une chaise, des crédits de communication et des cartes de crédit téléphoniques. L’activité repose sur trois services principaux : les appels, les transferts de crédit et la vente des cartes de crédit.

Face à ce succès des arnaqueurs, sous la casquette de Call-Boxeurs, sévissent à Yaoundé.

A l’inverse des opérateurs de Call-Box ils sont mobiles et sillonnent la ville à la recherche de proies, chose facile en cette période de vacance. Ils agissent le plus souvent dans les gares routières, les marchés et les carrefours. Une fois leur victime repérée, ils leur proposent des transferts de crédits téléphoniques. La transaction se fait en argent liquide contre un code de recharge envoyé par sms. Le code qui s’avèrera dans le meilleur des cas d’un montant divisé par 5 de la valeur d’achat et au pire de crédits épuisés.  Le client aura à peine le temps de saisir le code que le voleur aura aussi tôt disparu.

En l’absence de flagrant délit, ces délinquants toujours non identifiés sont toujours en quête de nouvelles vctimes.

Naïma OUNANE

© OEIL D’AFRIQUE

Naïma OUNANE

Naïma OUNANE

Journaliste à Oeil d'Afrique.


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