Cameroun: Un niveau d’endettement «acceptable»

Cameroun: Un niveau d’endettement «acceptable»

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 Makhtar Diop, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique

Makhtar Diop, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop a déclaré mercredi à Yaoudé que le taux d’endettement actuel du Cameroun ne constitue pas un frein au développement socioéconomique. Pour lui, ce taux d’endettement qui se situe entre 25 et 40% n’est pas alarmiste et ne saurait non plus constituer un obstacle majeur pour le développement des projets socioéconomiques en cours.

Le taux d’endettement actuel du Cameroun ne constitue pas un frein au développement socioéconomique, selon Makhtar Diop vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique. Il s’exprimait en marge d’un séjour à Yaoundé depuis lundi pour échanger avec les autorités, les représentants du secteur privé, du monde académique et les partenaires au développement.

Makhtar Diop a avancé que la plupart des pays africains y compris le Cameroun sont capables de financer leurs projets de développement. Le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique a été reçu par le président de la République, Paul Biya. Leurs discussions ont porté sur les défis de développement auxquels le Cameroun est confronté, sur la façon dont la Banque mondiale pourra au mieux accompagner le Cameroun et optimiser ses objectifs.

Les deux hommes ont également évoqué les questions de sécurité dans la sous-région d’Afrique Centrale de plus en plus menacée par des conflits sociopolitiques et le terrorisme.

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Cette visite survient au lendemain de l’accession du Cameroun aux financements de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), une institution du groupe de la Banque mondiale.

Avec cette éligibilité au guichet BIRD, le Cameroun va bénéficier d’une enveloppe supplémentaire de 180 millions de dollars US chaque année pendant la période allant du 1er juillet 2014 au 30 juin 2017. Ce financement ouvre de perspectives particulièrement intéressantes quant à l’appui du groupe de la Banque mondiale à la mise en œuvre des infrastructures structurantes dans le pays.

C’est dans cette perspective que le gouvernement camerounais et la Banque mondiale ont initié un programme d’investissements sur la base d’une enveloppe prévisionnelle de 800 millions de dollars US. 

Il comprend les projets routiers Maroua-Bogo-Guividig-Pouss (93 km) dans la région de l’Extrême-nord; Ebolowa-Akom II-Kribi sur 180 km dans la partie Sud et le tronçon de même distance (Batchenga-Ntui-Yoko-Tibati-Ngaoundéré) reliant la région du Centre à celle de l’Adamaoua.

De plus, la Banque mondiale va investir 50 millions de dollars dans les projets socioéconomiques, dans l’espoir d’atténuer les effets néfastes de la hausse des prix des produits pétroliers intervenue le 1er juillet.

Dans ce sens, le gouvernement avait déjà accordé certaines facilités aux populations, en supprimant certains impôts et taxes et en augmentant à 5% les salaires des fonctionnaires.

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Makhtar Diop a salué l’état d’avancement des travaux de construction du barrage hydraulique de Lom-Pangar dans la région de l’Est. Le projet financé à hauteur de 132 millions de dollars par la Banque mondiale, doit booster le développement économique du pays et est destiné à améliorer l’accès des populations et des entreprises camerounaises à de l’électricité propre et fiable.

Didier Assogba
oeildafrique.com

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Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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