CEDEAO: levée « immédiate » de « toutes les sanctions » contre le Mali

CEDEAO: levée « immédiate » de « toutes les sanctions » contre le Mali

Capitaine Sanogo lors d'une confrence de presse à Bamako

La junte militaire malienne et la CEDEAO sont parvenues à un accord-cadre qui prévoit des consultations pour la formation d’un gouvernement consensuel au Mali.

« Toutes les sanctions » prises par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali après le coup d’Etat militaire du 22 avril dans le pays ont été « levées », a-t-on appris samedi soir de source officielle.

« Le président en exercice de la CEDEAO en accord avec ses pairs décide de la levée immédiate de toutes les sanctions contre le Mali », annonce un communiqué du président en exercice de la CEDEAO, Alassane Ouattara, lu samedi à la télévision publique ivoirienne, au lendemain d’un accord avec la junte militaire au pouvoir au Mali.

Selon le texte, la levée des sanctions intervient après  » l’accord-cadre » conclu avec la junte militaire pour le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, suite aux discussions menées avec les différents partis politiques, les religieux et la société civile par le médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne, le président burkinabé Blaise Compaoré.

« Le président du Comité national de redressement de la démocratie et du rétablissement de l’Etat (CNRDRE, junte), le capitaine Amadou Haya Sanogo, a déclenché effectivement le vendredi 6 avril le processus de mise en oeuvre de l’article 36 de la Constitution (malienne) permettant un retour à l’ordre constitutionnel », indique le communiqué.

Conformément à la Constitution malienne, selon le ministre ivoirienne de l’Intégration africaine, Adama Bictogo, « le président de l’Assemblée nationale va assurer l’intérim de la présidence de la République dans les jours qui suivent » pour une période de transition qui reste à déterminer.

La CEDEAO avait pris des sanctions diplomatiques, économiques et financières contre le Mali et menacé le pays d’une intervention militaire pour exiger des putschistes qu’ils rendent le pouvoir aux civils et qu’ils retournent dans les casernes.

Le Mali est ébranlé par un coup d’Etat et une sécession dans le nord du pays orchestrée par les rebelles touaregs et des groupes islamistes.

Sur la rébellion, le communiqué de M. Ouattara réaffirme la position de la CEDEAO qui demande le « strict respect de l’intégrité territoriale » du Mali.

Pour « parer à toute éventualité », une réunion des chefs d’état- major de la CEDEAO s’est tenue jeudi à Abidjan pour arrêter les  » mesures préparatoires » pour le déploiement « rapide » de la force de la CEDEAO forte d’au moins 2.000 hommes.

« Ces dispositions seront soumises dès la semaine prochaine au Conseil de médiation et de suivi de la CEDEAO », selon le communiqué d’Alassane Ouattara.

 

Source: Xinhua



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