Centrafrique: Amnesty pointe du doigt les difficultés de la MINUSCA à enrayer la violence

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© Pacome Pabandji, AFP | Des policiers et des gendarmes accompagnés par des troupes de la Minusca procèdent à des arrestations le 2 octobre 2014 à Bangui.

© Pacome Pabandji, AFP | Des policiers et des gendarmes accompagnés par des troupes de la Minusca procèdent à des arrestations le 2 octobre 2014 à Bangui.

Dans un rapport rendu public ce lundi, Amnesty international montre les difficultés de la MINUSCA à protéger les civils en Centrafrique. L’Ong accuse les casques bleus de passivité face aux exactions commises sur des populations civiles.

Absence de réaction, véhicules hors service, manque de formation et d’équipement, une intervention trop tardive… C’est le constat fait sur la MINUSMA par Amnesty international qui a rendu public, lundi, un rapport sur la paix en Centrafrique.

Face aux difficultés de la MINUSMA à assurer la protection des populations, l’ONG indique qu’il y a un «risque de violences meurtrières et d’instabilité» qui continue à peser sur la Centrafrique.

Le rapport s’est focalisé sur les «profondes insuffisances» et les «incapacités» des casques bleus  à prévenir et endiguer la violence à Bangui et dans d’autres zones du pays.

Selon le rapport, en dépit de la présence de 2 660 policiers et soldats des Nations unies à Bangui, les forces de la MINUSCA n’ont pas été en mesure d’enrayer des violences ayant éclaté en septembre et ayant fait au moins 75 morts. Amnesty précise également que des logements ont été détruits, 42 000 autres personnes ont été déplacées et au moins 12 femmes ont été violées en une seule journée.  

Sous la foi de témoignages recueillis auprès des populations, Amnesty accuse aussi les casques bleus de n’être pas «intervenus dans certaines des principales zones de conflit avant la deuxième journée des violences».

Selon les enquêteurs d’Amnesty, des experts ont évoqué des problèmes considérables en termes de coordination entre les différentes composantes de la force de maintien de la paix. «Ceux-ci ont eu pour conséquence la non-utilisation, lors des premiers jours des violences, de plus de 450 soldats des Nations unies stationnés à Bangui», indique le rapport.

En Centrafrique, un nouveau président doit être élu nouveau dimanche 14 février 2016. Le premier tour des législatives, qui s’était déroulé le 30 décembre, a été annulé pour de nombreuses irrégularités par la Cour constitutionnelle. Il doit se tenir en même temps que le second tour de la présidentielle.

Paris a annoncé le retrait, d’ici la fin 2016, de la majorité de ses 900 soldats déployés en Centrafrique.

© OEIL D’AFRIQUE

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