Centrafrique: Ces hommes au chapelet de la paix

Centrafrique: Ces hommes au chapelet de la paix

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L'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et l'imam Oumar Kobine Layama

L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et l’imam Oumar Kobine Layama

S’il y’a des hèros à saluer dans le retour de la paix en République Centrafricaine, c’est bien l’archevêque de Bangui, Mgr Diedonné Nzapalainga et l’imam Oumar Kobine Layama. Si l’un est representant de la communauté chrétienne dans le pays, l’autre est celui de la communauté musulmane. Ces deux hommes ont une histoire en commun dans le conflit centrafricain. 

Dès le début de la crise, ils ont multiplier les appelles à la cessation des violences entre les musulmans et les chrétiens dans le pays. Pour eux, la crise en Centrafrique n’est pas une crise religieuse. Dans son intervention lors d’un débat, l’archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga a soutenu que les rebelles du Séléka ne sont pas des musulmans de même que les anti-balaka ne sont pas des chrétiens. 

Il s’agit là selon ces religieux d’un conflit d’intérêt entre les deux groupes qui ont entrainé le pays dans la pire violence de son histoire. Si le départ de Michel Djotodia a été possible, c’est quelque part grâce à la démarche entrepris par ces hommes religieux qui ont compris dès les premières heures du conflit qu’il s’agit manifestement d’une manipulation de l’opinion centrafricaine en parlant d’un conflit religieux. 

Pour arriver à leur souhait de voir revenir la paix dans le pays, les deux hommes ont enfilé leur chapelet de la paix pour se rendre auprès du président français, François Hollande afin de discuter de l’avenir de leur pays en mettant fin aux violences qui ont fait plusieurs morts. 

Ainsi, ils ont été reçu par le président français, François Hollande à l’Elysée pendant près d’une heure, le jeudi 23 janvier dernier. Une occasion saisie par les deux hommes pour saluer l’élection de la présidente Samba-Panza pour conduire la transition, après le départ de Michel Djotodia. 


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D’ailleurs, dans son premier discours à la Nation, Samba Panza a invité les rebelles à déposer les armes pour que la Centrafrique retrouve sa paix d’antan. Les deux hommes ont exprimé leur souhait de voir les élections se tenir dans un an tout appellant la communauté internationale à se mobiliser davantage pour subvenir au besoin humanitaire dans le pays.

S’exprimant après le tête avec le président français,’imam Oumar Kobine Layama a soutenu que nous sommes là pour soutenir la France dans son engagement pour la protection de la population centrafricaine et demander, aussi, la solidarité européenne pour appuyer la mission française en Centrafrique ». De son côté, l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga a déclaré que « nous sommes aujourd’hui ici. La semaine prochaine, nous serons à Londres, pour expliquer que cette mission doit se transformer en mission internationale onusienne« . Ils ont été au coeur de tout le processus de retour à la paix dans le pays. Ces deux hommes ont reçu à tempérer les jeunes centrafricains qui étaient animé par la haine, la vengeance entre autres. 

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En quelque sorte, ces les dignitaires religieux centrafricains se font les avocats des  opérations de maintien de la paix entamé dans le pays.Le débat sur une opération de maintien de la paix en Centrafrique s’ouvrira d’ici quelques semaines, après que Ban Ki-moon aura rendu un rapport sur la question.La présidente de la transotion pourrait compter sur ses deux hommes qui estiment qu’elle sera à la hauteur des tâches qui l’attendent dans les prochains mois, voir les prochaines années. Toutefois, ils ont salué le consensus autour de l’élection de la première femme centrafricaine à  diriger le pays. 

Adama Coulibaly
Dakar – oeildafrique.com

 


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