Centrafrique : François Bozizé fustige la communauté internationale et préconise un dialogue national

Centrafrique : François Bozizé fustige la communauté internationale et préconise un dialogue national

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L’ancien président centrafricain, François Bozizé

L’ancien président centrafricain, François Bozizé

Sur proposition de la France, les Nations Unies envisagent des sanctions contre l’ex-président Centrafricain déchu, François Bozizé et son fils Jean-Francis, accusés de soutenir et d’organiser les milices anti-balaka ainsi que onze autres personnalités centrafricains. Samedi François Bozizé a démenti toute responsabilité dans la crise actuelle.

Au micro de RFI, l’ancien Président de la République centrafricaine (RCA) demandé qu’on cesse de l’accuser et le laisse tranquille. « La France ne peut pas se permettre de faire des choses de ce genre, dans la mesure où nous la considérons comme le grand arbitre dans la situation qui prévaut en République centrafricaine ! Mais si elle se transforme en bourreau contre des innocents, là les données sont faussées et la situation devient encore beaucoup plus difficile ! Le mal a été provoqué par la Séléka et Djotodia. Mais pas par Bozizé », a déclaré l’ennemi juré de Michel Djotodia qui l’a renversé en mars 2013.

François Bozizé affirme que ni lui, ni aucun membre de son entourage n’est derrière la réactivation ou l’organisation des anti-balaka. « … Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas vrai ! Bozizé est un président élu au suffrage universel, démocratiquement élu ! C’est la bête noire qu’on veut à tout prix écarter des prochaines élections. C’est ça le fond de l’affaire ! Ce n’est pas autre chose », a-t-il dit.

L’ancien président de Centrafrique a tenu à envoyer un message aux milices anti-balaka, responsables d’une grande partie des violences en RCA. Il demande aux anti-balaka de cesser leur manière de faire.

« C’est tout ce que je peux dire en ce qui les concerne, puisque je ne connais pas vraiment les motivations profondes qui les amènent à se comporter de cette manière. Qu’ils aillent dans le sens de la paix ! Si effectivement ce sont eux qui le font, puisqu’il y en a aussi qui veulent la misère en Centrafrique et qui enveniment les choses pour rendre responsables les anti-balaka et autres… Je ne suis pas sur le terrain pour mieux apprécier la situation. Mais je suis pour la paix. Et pendant les dix années je me suis battu pour la paix ! », a lancé François Bozizé.

L’ancien président a des ambitions pour les prochaines présidentielles. Il annonce sa candidature pour la présidentielle prévue pour février 2015.

Quant à la poursuite des violences interreligieux sur place en Centrafrique, l’ancien général des Forces armées de la RCA croit que la solution c’est le dialogue entre Centrafricains. « Ce n’est pas uniquement Sangaris et Misca qui pourront résoudre le problème. C’est les Centrafricains eux-mêmes d’abord, qui doivent se retrouver pour pouvoir discuter du problème de leur pays. Mais jusque-là, les décisions se prennent ailleurs. On impose tout au peuple centrafricain et ce peuple centrafricain n’est jamais consulté », a indiqué M. Bozizé qui accuse la communauté internationale d’une mauvaise gestion de la situation actuelle imposant tout aux centrafricains.

« Mais qu’on rassemble les Centrafricains, les politiques, la société civile, tout le monde, y compris moi-même ! Et nous pourrions résoudre ce problème tranquillement ! Pourquoi on nous écarte de cela ? »

François Bozizé salue l’envoi des troupes françaises en RCA. Mais le problème, pour lui est que François Hollande gère la situation centrafricaine avec les comploteurs que sont les forces étrangères qui sont à Bangui.
Concernant la gestion de Catherine Samba-Panza, la présidente de transition, M. Bozizé pense que c’est le grand cafouillage.

« … Je croyais qu’au départ, vu qu’elle était responsable du Comité de dialogue à l’époque, je croyais qu’elle pourrait réunir tout le monde comme elle l’a fait dans ses premières déclarations. En tant que maire, elle voulait rassembler tous ses enfants. J’espérais, j’étais même sur le point de partir à Bangui. J’avais même averti certains pays. Mais malheureusement, les décisions qu’elle a prises par la suite m’ont retenu et je n’ai pas voulu bouger. Peut-être qu’elle se plie aux décisions extérieures.

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Je le crois bien. Je ne suis pas contre elle ! Djotodia est parti et j’étais sur le point de repartir chez moi et vivre la paix et tout. Mais malheureusement c’est le grand cafouillage », a déclaré l’ancien Chef d’Etat.

© Oeildafrique.com

 


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1 commentaire

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  1. doudou
    doudou 29 mars, 2014, 23:59

    Bozizé, ne sert plus a rien. Il accuse la communauté internationale de mauvaise gestion alors qu’il a laisser le peuple sans protection, et ou etait-il pendant tout ce temps pour dire que c’est le grand cafouillage ? Étant président quelles genre de décisions a t-il prise appart fuir le pays et laisser son peuple aux mains des criminels de seleka ? Faut qu’il arrete ces paroles inutiles et n’est encore le moins placer pour dire ces genres choses ! Il ne doit non plus revenir en 2015 !!!

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