Centrafrique : François Hollande et Denis Sassou Nguesso confiants pour le dénouement de la crise

Centrafrique : François Hollande et Denis Sassou Nguesso confiants pour le dénouement de la crise

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Hollande et Sassou

Les présidents français et congolais

Denis Sassou-Nguesso a été reçu vendredi à l’Elysée par le Président français François Hollande. Les deux hommes se sont entretenus notamment sur la crise en Centrafrique. En tant que médiateur de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale pour la crise centrafricaine, Denis Sassou-Nguesso a fait part de l’évolution de situation et les deux chefs d’Etat se sont félicités de l’amélioration progressive de la situation sécuritaire Centrafricaine.

« Le déclenchement de l’opération SANGARIS et le renforcement de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA, sous commandement de l’Union africaine) ont permis une baisse sensible des violences contre les civils », indique le communiqué de l’Elysée.

Ils reconnaissent toutefois que la situation reste volatile. Pour ces Chefs d’Etat, la crise risque à tout moment de plonger la Centrafrique dans une guerre civile, avec des conséquences humanitaires chaotiques pour la sous-région d’Afrique centrale toute entière. Ils ont donc exploré les pistes de solution à apporter dans ce conflit. Ainsi, les forces de la MISCA seront portés à six mille hommes dans les prochains mois. François Hollande et Denis Sassou Nguesso ont pris acte des démissions de Michel DJOTODIA et Nicolas TIANGAYE et appelé à respecter l’esprit et la lettre des différents accords de transition.

« Le chef de l’Etat a indiqué que la France faisait confiance aux Centrafricains et aux institutions africaines pour choisir une nouvelle équipe de transition. Il a enfin rappelé le souhait de la communauté internationale que cette nouvelle équipe puisse œuvrer au rassemblement des Centrafricains, à l’amélioration de la situation humanitaire et au rétablissement du fonctionnement de l’Etat », peut-on lire dans le communiqué de l’Elysée.

Pendant ce temps, le Conseil national de la transition planche toujours sur la désignation d’un Président de la transition et d’un Premier Ministre qui vont conduire la transition avec la remise en place les institutions en vue d’organiser au plus tôt des élections démocratiques crédibles et transparentes, pour un retour définitif de la paix et de l’ordre constitutionnel dans ce pays.

« C’est avant tout aux centrafricains de faire preuve de responsabilité » a indiqué pour sa part le président Sassou N’Guesso. Le président congolais a indiqué qu’ «il est important d’apporter un soutien conséquent, sur le plan logistique et particulièrement financier à ce pays où l’Etat est complètement détruit, et où il n’y a quasiment plus d’administration, plus d’armée, plus de police et plus de gendarmerie ; et où les fonctionnaires accusent à ce jour plus de 3 à 4 mois d’arriérés de salaires». « Tous les amis de la Centrafrique devraient véritablement se dépêcher, sur ce point, de voler au secours de ce pays», a souligné Sassou Nguesso.

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Depuis le renversement de Bozizé en mars 2013 par Michel Djotodia, la Centrafrique est plongée dans le chaos. On assisté à des représailles des ex-rebelles Séléka majoritairement musulmans qui ont rencontré la riposte des groupes d’autodéfense ; ce qui s’est transformée ces derniers mois en violences interconfessionnelles. Depuis décembre, on a dénombré plus de 1000 morts et de milliers de déplacés à Bangui et en région. On évoque depuis quelques jours, des risques de génocide.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

Bona

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