Centrafrique: la classe politique encore divisée sur la biométrie et le découplage des élections

Centrafrique: la classe politique encore divisée sur la biométrie et le découplage des élections

 [GARD align= »center »]

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza| Photo : Archives

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza| Photo : Archives

Les voix commencent à se lever à Bangui pour contester des dispositions du Code électoral qui a été unanimement salué en 2013 lors de sa rédaction. Des acteurs politiques centrafricains fustigent l’introduction de la biométrie et le découplage des élections présidentielles et législatives.  

La classe politique centrafricaine est partagée sur l’introduction de la biométrie et le découplage des élections présidentielles et législatives. Cette divergence de point de vue a amené le Conseil national de la transition (CNT) à se prononcer. Celui-ci appelle le gouvernement à plus de concertation avec tous les acteurs, avant que le CNT ne se prononce.

Au micro de RFI, Blaise Fleury Hotto, président de la Commission des lois du CNT a expliqué qu’il faut faire le travail comme il se doit pour que ce qui va être décidé ne crée pas d’autres crises.

En rédigeant le code électoral en 2013, deux innovations ont été introduites, notamment la biométrie et le découplage des élections présidentielles et législatives. Ces dispositions nouvelles ne sont plus du goût de certains. Le CNT vient d’ailleurs de rejeter le projet de révision du code électoral soumis par le gouvernement sous prétexte qu’un tel projet doit faire l’objet d’une plus large concertation.

En effet, selon le gouvernement, plusieurs partenaires de la Centrafrique se refusent à financer ces innovations du code électoral, parce que très coûteuses. Pour un processus qui a déjà pris assez de retard, la mise en place de la biométrie sera encore plus longue et coûteuse.

Tout compte fait, elle nécessitera 37 milliards de francs CFA selon les évaluations de la communauté internationale qui n’est pas apte à débourser cette somme. Le découplage pour sa part exigera cinq jours de scrutin notamment un référendum constitutionnel, deux tours de présidentielle, deux autres de législatives.

La Centrafrique traverse une crise depuis la chute de François Bozizé provoquée par la rébellion de Michel Djotodia. La transition en cours depuis mars 2013 devra prendre fin théoriquement en juin 2015 avec l’élection de nouveaux dirigeant.

© OEIL D’AFRIQUE


Tags assigned to this article:
Centrafrique

[wp_ad_camp_4][wp_ad_camp_4][wp_ad_camp_4]

Related Articles

Burundi: des milliers de personnes aux funérailles de l’opposant Zedi Feruzi

De deux à trois mille personnes ont assisté dimanche à Bujumbura aux funérailles de l’opposant Zedi Feruzi, abattu la veille

Arrestation d’une vingtaine de personnes lors d’une tentative de rassemblement au Gabon

[GARD align= »center »] Une vingtaine de personnes ont été arrêtées au Gabon alors qu’elles tentaient de se rassembler dans la capitale

Burundi: l’Eglise catholique se retire du processus électoral

L’Église catholique se retire du processus électoral au Burundi, à une semaine des élections législatives et alors que le pays

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*