Centrafrique : Les anti-balaka démentent un accrochage entre la Séléka et les soldats français

Centrafrique : Les anti-balaka démentent un accrochage entre la Séléka et les soldats français

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Anti-balaka En RCA

Des membres d’un groupe « Anti-Balaka » (AP) | Archives

Les miliciens anti-balaka ont démenti mercredi l’annonce des ex-rebelles centrafricains de l’alliance Séléka selon laquelle ils ont  perdu deux de leurs combattants et deux véhicules détruits lors d’un accrochage lundi à Batangafo (Nord) avec des soldats français de l’opération Sangaris accusés de soutenir les miliciens anti-Balakas.

De Bambari, une localité au centre de la Centrafrique que la Séléka a annoncé avoir eu un accrochage avec les soldats français de l’opération Sangaris. Le commandement opérationnel de l’ex-rébelion s’est déplace dans cette zone du pays après la mise à l’écart de Djotodia du pouvoir en janvier par les dirigeants d’Afrique centrale et la France suite à la persistance des violences dans le pays.

Selon la rébellion, l’accrochage serait dû à une violente discussion entre des responsables de la Séléka et de soldats sangaris et s’est soldé par la destruction de deux véhicules du mouvement armé, selon le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de la Séléka.

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«Là où il y a les Sangaris, il y a toujours les anti-balaka. Les Sangaris couvrent les anti-balakas pour les aider à nous attaquer, comme ce fut le cas à Bangui. C’est une violation flagrante de l’accord de Brazzaville. D’ailleurs, depuis la signature de cet accord, les anti-Balakas nous ont attaqués quatre à cinq reprises. Nous n’allons pas continuer à nous laisser faire», a-t-il révélé.

Des miliciens anti-Balakas, proches de l’ex-chef de l’Etat François Bozizé, renversé par l’ex-coalition rebelle, balaient  d’un revers de main de cette déclaration.

«Ce qui a été dit par les ex-Séléka, ça n’engage qu’eux. Nous n’avons pas d’hommes à Batangafo»,  a  réagi Emotion Brice Namsio, porte-parole de cette organisation également coupable, au même titre que son adversaire, d’exactions et de pillages au détriment des populations civiles centrafricaines.

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«C’est archifaux. Nous voulons la paix, le peuple centrafricain a trop souffert. Il n’est plus question de continuer à nous battre. Et même, les ex-Séléka connaissent notre force de frappe, nous n’avons pas besoin de nous associer aux Sangaris pour aller attaquer leurs positions. C’est par rapport à ce qu’on a comme moyens qu’on les a délogés de Bangui», a ajouté le milicien qui se trouve à Bangui.

Emotion Brice Namsio  reconnait quand même qu’ils sont  partout sur toute l’étendue du territoire puisqu’ils émanent de la population centrafricaine.

©Oeildafrique.com 

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