Centrafrique: Les anti-balaka sont des ennemis et la Misca les traitera comme tels

Centrafrique: Les anti-balaka sont des ennemis et la Misca les traitera comme tels

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 Jean-Marie Michel Mokoko

Le chef de la force africaine en Centrafrique (Misca), le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko

Le chef de la force africaine en Centrafrique (Misca), le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko a indiqué mercredi que son institution considère désormais les miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka comme des ennemis qui seront traités comme tels.

« Désormais, nous considérons les anti-balaka comme des ennemis de la Misca. Et nous les traiterons en conséquence », a déclaré le général. Cette déclaration fait suite aux violences de ces derniers jours à Bangui au cours desquelles les soldats africains ont essuyé des tirs de la part d’anti-balaka et qui ont fait plus d’une quinzaine de morts parmi les civils.

« Ils se permettent de tirer sur des gens qui sont venus ici pour essayer de mettre un terme à cette crise au bénéfice du peuple centrafricain dont ils font partie, a poursuivi le général, ajoutant: nous les tenons pour responsables des attaques ciblées qui ont visé nos éléments ces derniers jours », précise Jean-Marie Mokoko.

Mais l’un des coordonnateurs autoproclamés des anti-balaka, Emotion Brice Namsio ne voit pas les choses de cette façon. Pour lui, ce sont les soldats de la Misca qui auraient tiré premièrement sur les populations.
« Des éléments de la Misca se sont déployés samedi et dimanche au quartier Foûh et se sont mis à tirer sur la paisible population et on veut à chaque fois faire endosser la responsabilité aux anti-balaka. Non, trop c’est trop. Les anti-balaka ne sont pas là pour ça », a déclaré M. Namsio.

Le chef anti-balaka demande à la population centrafricaine de garder le calme et de vaquer librement à ses occupations. « Les anti-balaka ne riposteront à aucun tir, ni à aucune attaque. Ils ne sont pas des ennemis de la paix, mais c’est la Misca qui est l’ennemi du peuple centrafricain », a-t-il précisé.

Malgré leurs déclarations selon les anti-balaka seraient prêts se réconcilier avec les populations musulmanes, des affrontements ont éclaté au PK-5 entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balaka et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur ; ce qui a fait une vingtaine de tués ces derniers jours dans la capitale.

On n’a noté même la nuit dernière des tirs sporadiques dans des secteurs de Bangui où sont installés des anti-balaka, qui ont par ailleurs érigé des barricades sur certaines artères de la ville, perturbant la circulation.

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Près de 2.000 soldats français sont déployés au sein de la force Sangaris en Centrafrique, où ils agissent officiellement en soutien des 6.000 hommes de la Misca, pour rétablir un minimum de stabilité dans le pays.

© Oeildafrique.com

 

 


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