Centrafrique : Les anti-balaka veulent dialoguer avec le gouvernement de transition

Centrafrique : Les anti-balaka veulent dialoguer avec le gouvernement de transition

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Anti-balaka En RCA

Des membres d’un groupe « Anti-Balaka » (AP)

Dans une interview ce mercredi sur RFI, le coordonnateur politique autoproclamé de la milice anti-balaka, Patrice-Edouard Ngaïssona a appelé le gouvernement centrafricain au dialogue.

« A partir d’aujourd’hui, on a décidé de ne plus continuer les hostilités. Depuis lors, on attend du gouvernement qu’il fasse un geste pour qu’on puisse dialogue et arrêter définitivement ces hostilités », a affirmé Patrice-Edouard Ngaïssona, le chef de la Coordination des combattants pour la paix en Centrafrique, une branche de la milice anti-balaka.

Les anti-balaka, une milice hétéroclite très en vue en Centrafrique et considérée comme responsable de la violence en Centrafrique sont indexés comme de ennemis de la paix dans le pays. Ils contrôlent la majorité du pays malgré la présence des forces internationales de la Misca et des Sangaris.

« Les anti-balaka contrôlent presque tout le pays, Bangui et l’arrière-pays. Ce mouvement, qui a vu le jour depuis l’attaque du 5 décembre à Bangui, attend aujourd’hui du gouvernement centrafricain une reconnaissance nationale de l’acte de bravoure de ces enfants », déclare Patrice-Edouard Ngaïssona.

Mais seulement voilà que cet appel intervient après que les forces internationales, la Misca et Sangaris ainsi que le gouvernement de transition considèrent la milice anti-balaka comme « ennemie de la paix ». La milice anti-balaka responsable de la violence dans le pays notamment avec les pillages et les tueries envers les musulmans.

Ils sont exclus de tout dialogue politique en Centrafrique hormis la branche de Joachim Kokaté. Une représentation qui selon Patrice-Edouard Ngaïssona n’est pas reconnue et ne jouit d’aucune crédibilité parmi les anti-balaka.

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Dans son intervention, Patrice-Edouard Ngaïssona a démenti tout soutien de l’ancien président François Bozizé dont le pouvoir a été renversé en mars 2013 par la rébellion séléka emmenée à l’époque par Michel Djotodia. La réponse de Catherine Samba-Panza est très attendue à ce sujet.

© Oeildafrique.com

 


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