Centrafrique : L’ONU craint des répercussions des conflits religieux en Afrique Centrale

Centrafrique : L’ONU craint des répercussions des conflits religieux en Afrique Centrale

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LA VIOLENCE EN RCA

(Photo MSF)

Depuis le renversement de François Bozizé et la prise de pouvoir de l’ex rébellion Séléka de Michel Djotodia, la Centrafrique est en proie à des conflits interreligieux provoqués par les exactions des ex-rebelles Séléka majoritairement musulmans notamment dans la capitale Bangui. Très vite, des groupes d’autodéfense déénommés Anti-Balaka se sont formés pour faire face aux attaques des Séléka.

Les affrontements entre les deux camps ont fait plusieurs morts et de milliers de déplacés. La poursuite de ces affrontements interconfessionnels en RCA inquiète l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui indique ce mardi que ces affrontement pourraient tourner au conflit religieux et avoir des répercussions à l’échelle régionale, c’est-à-dire dans toute l’Afrique Centrale.

C’est le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l’ONU qui fait l’annonce dans un communiqué rendant compte d’un exposé sur la situation en RCA présenté lundi au Conseil de sécurité de l’Onu « Les violences meurtrières sont quotidiennes dans la capitale Bangui et le reste du pays et la population reste divisée par les appartenances religieuses », rapporte le Communiqué de M.Jeffrey Feltman A ce jour, le bilan du conflit en Centrafrique fait état de milliers de personnes tuées, près d’un million chassées de leurs foyers, et 2,2 millions.

Environ la moitié de la population a besoin d’aide humanitaire. La situation sécuritaire est précaire parce que l’accès aux quartiers résidentiels de Bangui est contrôlé soit par des milices Anti-Balaka soit par des ex rebelles Séléka et les milices musulmans. « De même, les localités situées en dehors de Bangui comme Bossangoa, Bouar, Bozoum et Paoua, entre autres, sont le théâtre d’atrocités, notamment d’affrontements directs entre communautés chrétienne et musulmane », indique M. Feltman dans son rapport.

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Depuis le renversement de François Bozizé par la Séléka en mars 2013, la Centrafrique est dans la tourmente. Un gouvernement de transition a permis dans un premier temps de rétablir l’ordre, ouvrant la voie à la tenue de futures élections démocratiques. Depuis le début du mois de décembre, la situation s’est empiré avec la réaction des anti-Balaka qui ont pris les armes parce qu’exaspérés par les affres des Séléka. La situation a nécessité l’intervention de la France depuis le 5 décembre sous le nom de l’opération Sangaris.

Oeildafrique.com


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