Centrafrique: Michel Djotodia prêt à discuter avec les milices chrétiennes

Centrafrique: Michel Djotodia prêt à discuter avec les milices chrétiennes

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Michel Djotodia, le président centrafricain de transition

Michel Djotodia, le président centrafricain de transition

Accusé par le président français François Hollande de ne « rien faire voire même laisser faire », Michel Djotodia, le président centrafricain de transition en Centrafrique affirme samedi être prêt à tendre la main aux milices chrétiennes, dites anti-balaka, et à discuter notamment de leur amnistie et de leur représentation dans le gouvernement. Michel Djotodia qui était au micro de Rfi assure que ces miliciens, qui ont pris les armes contre les ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka qui l’ont porté au pouvoir, ne sont pas des ennemis.

Pour lui, ce sont des frères. « Je suis prêt à discuter non seulement avec les anti-balaka (anti-machette) mais aussi avec tous ceux qui sont épris de justice et de paix, je suis prêt à tendre la main. Je vais demander à tous les anti-balaka de sortir, et qu’ils ne seront jamais inquiétés », déclare M. Djotodia, devenu à la faveur de la rébellion le premier président musulman de Centrafrique, un pays pourtant très majoritairement chrétien. En outre, M. Djotodia affirme que les milices chrétiennes, composées notamment de partisans de l’ancien président François Bozizé, renversé en mars, ont posé quelques préalables à des discussions.

Sur ce, le président de la transition se dit prêt à accéder à certains de ces préalables. Dans leurs préalables, les anti-balaka exigeaient des garanties de sécurité ainsi qu’une amnistie. Ils se disent lésés, qu’il n’y a pas assez de leur ethnie dans le gouvernement, ils veulent que les Gbayas (ethnie de l’ex-président Bozizé, originaire de l’ouest du pays ndlr) soient représentés dans le gouvernement. Sur ce point, Michel Djotodia veut qu’il y ait un débat. Pour lui, l’ancien régime a envoyé deux de ses représentants dans le gouvernement de transition. Pendant ce temps, la crise sécuritaire s’aggrave dans le pays.

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Le 5 décembre, les milices d’autodéfense chrétiennes, jusque-là surtout actives dans l’ouest du pays, ont lancé une offensive dans Bangui contre des positions de l’ex-rébellion Séléka et des quartiers musulmans. Cette attaque a entraîné les représailles sanglantes des combattants de la Séléka sur les populations très majoritairement chrétiennes de la capitale.

Des violences qui ont précipité l’intervention militaire de la France, autorisée par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Une intervention qui mobilise près de 1.600 hommes déployés pour l’essentiel à Bangui. L’ONU estime déjà les tueries entre chrétiens et musulmans à 600 morts et 160.000 déplacés.

Oeildafrique.com


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