Centrafrique : Péril en la demeure ; les anti-balaka commencent par égorger les autorités du pays

Centrafrique : Péril en la demeure ; les anti-balaka commencent par égorger les autorités du pays

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Ce qui se passe en Centrafrique est à la limite de l’intolérable. Après les ex-rebelles Séléka qui ont fait la loi en commettant des exactions et des représailles sur des populations civiles et majoritairement chrétiens au moment où ils avaient pris le pouvoir de François Bozizé, c’est désormais les combattants de la milice chrétienne, anti-balaka qui sèment la terreur en Centrafrique.

Anti-balaka En RCA

Des membres d’un groupe « Anti-Balaka » (AP)

Ce qui se passe en Centrafrique est à la limite de l’intolérable. Après les ex-rebelles Séléka qui ont fait la loi en commettant des exactions et des représailles sur des populations civiles et majoritairement chrétiens au moment où ils avaient pris le pouvoir de François Bozizé, c’est désormais les combattants de la milice chrétienne, anti-balaka qui sèment la terreur en Centrafrique.

Ces combattants ont finalement mis la paix en péril en s’en prenant même aux autorités du pays. En effet, ils ont poursuivi et tranché la gorge du maire, seul musulman resté dans la ville de Mbaiki au sud de la Centrafrique le 28 février dernier, révèle Amnesty International.

Saleh Dido, maire musulman de la ville de Mbaiki, localité située au sud-est de Bangui s’est vu trancher la gorge par les combattants de la milice anti-balaka qui l’ont intercepté sur la route dans le quartier de Baguermi, alors qu’il fuyait sa maison pour se réfugier à la gendarmerie.

« Je suis né ici. J’ai fait des enfants ici. Je suis à la mairie depuis cinq ans, j’ai prêté serment, je suis patriote. Pourquoi devrais-je partir ? Je veux vivre dans mon pays… », avait déclaré Saleh Dido peu avant sa mort. La famille du maire s’est installée en Centrafrique depuis 1918. Elle est d’origine tchadienne.

Après sa mort, ses voisins chrétiens ont protégé sa femme, enceinte, et ses enfants, qui ont plus tard été évacués par la Misca vers Bangui, en attendant un convoi ou un avion vers l’étranger.

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza s’était rendue le 12 février dernier dans cette localité du pays lors de sa première visite en province, accompagnée de Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la défense.

Ces exactions se déroulent alors que des forces internationales sont présentent sur place. La force Française Sangaris n’est présente dans cette ville. La force Africaine pour sa part est restée cantonnée sur sa base sans effectuer de patrouille. Ce qui permet à la milice anti-balaka de régner en maître dans la ville.

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Lors de sa visite dans cette ville, Catherine Samba-Panza avait indiqué que cette ville représentait pour elle un symbole de vie ensemble entre les communautés et de réconciliation. Ce qui n’est plus le cas avec le déplacement massif des musulmans qui avaient fui la violence des milices anti-balaka.

Vivement que les 10 milles hommes promis par les Nations soient rapidement déployés et que l’Union européenne pour sa part déploie ses hommes pour sauver en Centrafrique, ce qui peut encore l’être. Si la communauté internationale continue à se taire, les combattants anti-balaka, risquent d’épurer tous les musulmans du pays. Il est temps de se mobiliser encore plus pour mettre fin au génocide en gestation.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

 

Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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6c ommentaires

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  1. Bernard Towa
    Bernard Towa 4 mars, 2014, 22:37

    Vivement l arrivee de militaires de l onu pr arreter ces tueries inutiles

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  2. Rebecca
    Rebecca 4 mars, 2014, 22:41

    Ça fait longtemps qu’il est temps et que l’intolérable est déjà dépassé.

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  3. Aurus
    Aurus 5 mars, 2014, 11:57

    comment ces gens ont-ils perdu toute humanité au point de commettre de telles exactions ?? Ils ne sont plus des humains mais des montres avides de sang et de vengeance.

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  4. dedemogbeyamialbert
    dedemogbeyamialbert 6 mars, 2014, 13:29

    La cause de ce mal endémique qui ronge la République Centrafricaine est à rechercher dans la perpétuation de la politique francafricaine de Paris.

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