Centrafrique : Sassou N’Guesso demande plus d’hommes armés et appelle aux solutions africaines

Centrafrique : Sassou N’Guesso demande plus d’hommes armés et appelle aux solutions africaines

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Sassou N'Guesso

Le président de la République du Congo Denis Sassou N’Guesso

Le président congolais Denis Sassou N’Guesso, médiateur de la crise centrafricaine, a de nouveau évoqué la situation en Centrafrique dans le journal français Le Figaro et fait des propositions à ses pairs africains. Ce point de vue converge dans son principe avec la position de la France et des Nations unies

Sassou N’Guesso préconise à la communauté internationale d’envoyer plus d’hommes armés en République centrafricaine (RCA). Ce qui permettra selon lui de quadriller le pays. Pour le président congolais, pas moins de 10 000 hommes sont nécessaires pour le maintien de la paix en RCA. 6 000 hommes sont actuellement sur le terrain. D’ores et déjà, cette proposition a été faite aux chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Cééac). Conséquence, la CEEAC a décidé de donner 100 millions de dollars, en soutien à la Misca et au gouvernement de transition en Centrafrique.

Dans l’entretien avec le journal Le Figaro, Denis Sassou N’Guesso appelle à la poursuite de l’opération de désarmement des Séléka et des milices anti-balaka. Les violences ont provoqué le déplacement de près d’un million de Centrafricains, des exactions et assassinats, coupé ce pays enclavé, asphyxié son économie, aujourd’hui au bord d’une crise humanitaire, alors qu’il détient l’un des plus gros potentiels agricole et minier de l’Afrique subsaharienne.

Le Chef de l’Etat congolais assure qu’il avait prévenu la France des agitations de la Séléka au pouvoir en Centrafrique depuis avril 2013. « Plus tard, les faits m’ont donné raison. J’avais perçu les prémices d’un conflit confessionnel, aujourd’hui généralisé en RCA », souligne le président. Revenant que la chute du régime de François Bozizé, Sassou Nguesso qu’ils n’avaient constaté que le fait accompli et l’installation d’un gouvernement de la Séléka au niveau de la CEEAC. « Nous avons ensuite ramené ce gouvernement dans l’axe du protocole que nous avions négocié à Libreville en 2012, qui prévoyait une période de transition et une réconciliation nationale. La Séléka avait déjà commis de graves crimes, mais elle l’a accepté. Nous avons donc eu un Parlement de transition, une Charte faisant office de Constitution, et nous avons tenté de remettre sur pied le système judiciaire. », a-t-il expliqué

Pour le médiateur de la crise centrafricaine, il est désormais question de relever un défi humanitaire en Centrafrique en ramenant des familles qui campent dans la brousse, dans des camps de regroupement ou dans les pays voisins, mais aussi les défis politiques : remettre l’Administration en état de fonctionnement, ainsi que les autres institutions démocratiques, sans oublier le défi judiciaire.

Sur les interventions françaises dans les autres pays africains notamment en Libye, Sassou Nguesso regrette que la solution pacifique proposée par l’Afrique n’ait pas été choisie. Le chef de l’Etat pense simplement que c’est dommage. « Les faits parlent d’eux-mêmes… », indique-t-il, s’inquiétant de la prolifération des armes aujourd’hui en Afrique. Sassou relève en outre la convergence des pays de l’Union africaine sur l’intervention militaire française au Mali. « Au Mali, la France a fait ce qu’il fallait… Il faut arrêter de croire que le destin de la France est d’être le gendarme de l’Afrique, de lui mettre sur le dos tous les problèmes ».

Le président congolais indique qu’il est grand temps pour les États africains d’assumer leurs responsabilités sur leur continent en adoptant des solutions africaines aux problèmes africains.

Rappelons que la France vient de porter l’effectif de ses hommes en Centrafrique à 2000 hommes avec l’envoie annoncé de 400 soldats pour l’opération Sangaris. La Misca, la force africaine de l’Union africaine (UA), reste toujours à 6 000 hommes. Ces présences n’ont pas empêché les pillages, les violences interconfessionnelles entre musulmans et chrétiens de se poursuivre.

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L’Union européenne envisage de doubler les effectifs d’Eufor-RCA, pour les faire passer de 500 à 1 000 hommes qui sont attendus au mois de mars. À terme, l’ONU envisage une véritable opération de maintien de la paix avec 10 000 Casques bleus, ce qui nécessite l’accord de l’UA, encore réticente, et une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

© Oeildafrique.com

 

 

Bona

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