Centrafrique : La Séléka se réorganise et menace de reprendre les armes si elle n’est pas au gouvernement

Centrafrique : La Séléka se réorganise et menace de reprendre les armes si elle n’est pas au gouvernement

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Des anciens rebelles Séléka

Des anciens rebelles Séléka en patrouille à Bangassou, le 8 octobre 2013 en Centrafrique

Une importante réunion s’est déroulée vendredi dans la localité de Birao dans le Nord de la Centrafrique entre les généraux de l’ex-rébellion séléka, qui a mené le coup de force de mars 2013 contre le président Bozizé. Ces généraux se sont rencontrés pour décider de l’avenir politique du mouvement suite à l’annonce du remaniement ministériel par la présidente Catherine Samba-Panza.

A Birao, les principaux généraux de la coalition Séléka qui s’étaient réunis ont décidé de mettre en place un nouveau bureau national après la démission en janvier dernier de leur ancien chef et ex-président de la transition centrafricaine, Michel Djotodia.

Pendant ce temps, l’actuel président intérimaire de la Séléka, le général Mohamed Daffane et plusieurs de ses proches en route pour Birao ont été arrêtés jeudi à l’aéroport Bangui M’poko par les troupes françaises de la Sangaris.

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Le mouvement rebelle Séléka, à la base du chaos actuel en Centrafrique est depuis janvier en déroute après que leur chef, Michel Djotodia ait été contraint à la démission par la France et certains Chefs d’Etat de la région. Les autres combattants de la Séléka souhaitent restructurer la rébellion pour se donner une nouvelle vision politique au mouvement.

Le but de la réunion qui intervient au lendemain de l’annonce d’un remaniement au sein du gouvernement centrafricain par la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, est de se donner encore du poids pour pouvoir garder ou avoir quelques postes stratégiques dans le pays.
Le mouvement rebelle ne compte pas perdre du terrain et espère intégrer ce nouveau gouvernement. Ainsi, il s’est permis de menacer les autorités centrafricaines de « marcher une fois de plus sur Bangui ou de mettre en action la menace de la partition du pays, » en cas de leur non-intégration au sein de la nouvelle équipe gouvernement.

Il n’y a jamais de la fumée sans feu. La présidente de la Centrafrique dont le Cabinet a été dominé par les officiers supérieurs de la Séléka et des proches de Michel Sjotodia a été très critiquée pour cette manière de faire. Dans son dernier discours, elle a dit avoir pris acte de ces critiques. Ce qui sous-entend qu’elle va y remédier. Sentant le danger d’être écartés venir, ces responsables de la Séléka, soucieux de leurs privilèges, veulent garder le statut quo, en proférant des menaces.

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La Séléka a le responsable du coup de force de mars 2013 qui a plongé la République centrafricaine dans le chaos. Depuis quelques temps, elle a repris ses exactions dans le Nord du pays en s’attaquant à des villages et plusieurs autres localités. Elle est régulièrement impliquée dans les attaques notamment contre les miliciens anti-balaka et les forces internationales.

A ce stade, la crise en RCA a fait des milliers de morts et plus d’un million de déplacés. 12.000 Casques bleus de l’ONU sont attendus pour septembre. Mais avant leur arrivée, une quinzaine de soldats du contingent estonien de la force de l’Union européenne en Centrafrique (Eufor-RCA) ont effectué jeudi pour la première fois une patrouille dans les rues de Bangui. La force européenne a actuellement un effectif d’environ 150 hommes, essentiellement des militaires français issus du contingent déjà présent et de soldats du contingent estonien.

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Il faut signaler également la présence de la force africaine, la Misca (5.000 hommes), qui agit ensemble avec la force européenne pour ramener la paix en Centrafrique. Mais pour l’heure, il faut dire que la mission est plus difficile que prévue.

© Oeildafrique.com

 


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  1. gaston mwangal
    gaston mwangal 10 mai, 2014, 11:59

    là où les hommes ont échoué je ne pense pas qu’une femme puisse réussir ,elle a beaucoup de chances d’échouer la solution se trouve dans l’état d’esprit qui anime l’équipe qui dirige et la population centrafricaine

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