Centrafrique : Le Tchad est-il derrière la curieuse attaque armée d’un village du Nord ?

Centrafrique : Le Tchad est-il derrière la curieuse attaque armée d’un village du Nord ?

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soldat tchadien à Bangui

Un soldat tchadien au camp de Béal, à Bangui / REUTERS

Alors que la polémique sur les exactions des soldats de l’armée tchadienne qui participent aux opérations de la Mission africaine de soutien à la Centrafrique (MISCA) n’est pas encore finie malgré que le président tchadien Idriss Deby ait décidé de retirer ses troupes de la République centrafricaine, une autre polémique va voir le jour.

En effet, le village de Ngbengbere situé à 45 km de la frontière entre la Centrafrique et le Tchad a été attaqué dimanche par des hommes armés venus du Tchad. L’information fait état d’au moins sept personnes tuées et 21 autres blessées.

« Il sont venus à bord de sept véhicules et trente et une motos. Ils ont tout brûlé dans le village, ne laissant que l’église. Le bilan fait état de 7 morts et 21 blessés et plus de 500 maisons incendiées. Aussitôt, ils sont repartis au Tchad « , a rapporté Max Bataillon, 2e adjoint au maire de Paoua.
Et la question que beaucoup se posent est de savoir si le Tchad pour se venger était derrière l’attaque armée de ce village. Mais qu’à cela ne tienne, le responsable municipal demande aux autorités de la transition de veiller à la sécurisation de la frontière entre les deux pays voisins. « La frontière est libre et des groupes armés venus du Tchad ne cessent de commettre les violences sur la populatio », a précisé le responsable d’une Ong à Ngbengbere.

On se souvient que jeudi dernier, le Tchad a annoncé le retrait de ses troupes de la force Africaine en Centrafrique (Misca). Cette décision a fait suite à l’accusation d’exaction des soldats tchadiens qui avaient tiré sur la foule tuant près de 24 personnes et faisant une centaine de blessés le 29 mars pendant qu’ils devaient rapatrier leurs compatriotes du quartier de PK5 dans le nord de Bangui.

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Les autorités tchadiennes ont considéré les accusations comme une humiliation et se sont victimes de lynchage systématique. Son président a indiqué que le pays a suffisamment encaissé et a décidé du retrait de ses soldats 850 hommes, éléments clés des 6.000 de la MISCA.
Mais les soldats tchadiens n’ont jamais été des sains. Depuis leur arrivée en Centrafrique, ils ont été régulièrement critiqués de partialité notamment pour leur complicité avec les ex-rebelles de la Séléka.

© Oeildafrique.com

 


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