Chômage et fête du travail en Afrique

Chômage et fête du travail en Afrique

Le monde dans son ensemble célèbre en ce 1er Mai, la fête du travail ou la fête de l’affirmation de soi. Quel sens devrait revêtir cette célébration sur le continent africain lorsqu’on sait que celui-ci croule sous le poids du chômage chronique de sa jeunesse ?

Effet, outre ce folklore qui entoure cette  journée au cours de laquelle les faitières et différentes associations égraineront leur chapelet de revendications. Du côté des gouvernants, il soufflera un vent de promesses quant à l’amélioration de la situation des travailleurs et de leur condition de vie. Le tout orchestré comme lors des campagnes électorales. Mais la réalité pour le peuple qui sera bercé tout au long de la journée par ces mots savamment étudiés et sans aucun doute la pérennisation de leur situation de chômeurs. Les gouvernements africains ne répondent en aucune manière à la demande numéro un de son peuple. Le droit a un travail. Les dirigeants du continent en proie à des  difficultés d’ordre existentiel se refuse depuis bien trop longtemps à travailler pour les intérêts des nations.

Si pour certains l’heure sera à la réjouissance, il n’en demeure pas moins que pour une bonne frange de la population à savoir ces nombreux diplômés sans emplois et autres étudiants, qui continueront de s’interroger d’avantages quant à leur avenir ou si vous le voulez  leur devenir.

Ainsi, la Côte d’ivoire et la RDC qui connaissaient à des diffèrent degré des crises depuis plus de vingt ans, la situation du marché de l’emploi est non moins reluisante. Nombreux sont les pays sur le continent a plonger dans des conflits, querelles politiciennes qui ont conduit l’Afrique a doublement rater le train de la modernisation et de l’économie de marché. L’exemple de la Côte d’ivoire en est un. Une crise post électorale qui a fragilisé sa relative ascendance. Le dernier rapport de l’ONU dénombrait  un peu plus de 4.500.000 (quatre millions cinq cent mille) chômeurs à ce jour.  En RDC, de nombreux jeunes à la recherche d’emploi n’en trouvent pas et d’après une étude sur le chômage en RDC (l’enquête 1-2-3 ; 2005), les jeunes de 15-24 ans vivant en milieu urbain sont plus touchés par le chômage. Leur taux de chômage (32,23%) est largement supérieur à la moyenne nationale (17,8%).

Aussi, nos Etats dans leur ensemble sont en passe de devenir des logiciels que conçoivent les institutions financières internationales (FMI, BM) à telle enseigne qu’ils sont soumis  à de nombreuses contraintes qui rendent leur marge de manœuvre très étroite quant à toute volonté de réaliser des investissements permettant la création d’emplois. Or les investisseurs potentiels, ça ne courent pas les rues en Afrique.

Il apparait nécessaire au cours de cet élan massif de  célébration que les gouvernements se penchent sur  la question du chômage chronique des jeunes car tous exposés à ce feu qui couve depuis belle lurette, la révolte de la jeunesse africaine ou la révolte du chômage!

Jonas SARAKA
Abidjan / Oeil d’Afrique

Avec Roger Musandji

 

Jonas Saraka

Jonas Saraka

KOUAKOU Kouamé Jonas alias Jonas SARAKA. Licence de Journalisme, DEUG II en Sciences économiques.


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