Cinquantenaire de l’Union africaine: Denis Sassou Nguesso plaide pour les Etats unis d’Afrique

Cinquantenaire de l’Union africaine: Denis Sassou Nguesso plaide pour les Etats unis d’Afrique

25 mai 1963 – 25 mai 2013, cela fait exactement cinquante ans que l’O.u.a (Organisation de l’unité africaine), devenue, par la suite, U.a (Union africaine), fut créée. L’événement a été célébré à Brazzaville, sous la patronage du ministre d’Etat Firmin Ayessa, qui a rendu public le message du président de la République, Denis Sassou Nguesso, dans lequel il plaide pour la réalisation des Etat-Unis d’Afrique, dans les cinquante ans à venir.

Pendant que les chefs d’Etat et de gouvernement des 54 pays africains se réunissaient à Addis Abeba, en Ethiopie, siège de l’union, samedi 25 mai 2013, pour célébrer le 50ème anniversaire de l’organisation panafricaine, sur le thème: «Panafricanisme et renaissance africaine». Au Congo, l’événement a donné lieu à un focus organisé à l’auditorium du Ministère des affaires étrangères et de la coopération, à Brazzaville, sous le patronage du ministre d’Etat Firmin Ayessa, directeur de cabinet du président de la République. En présence des membres du gouvernement, des ambassadeurs et chefs de mission diplomatique, des représentants des organisations de la société civile, ainsi que des individualités.
La journée marquant la célébration des cinquante ans de l’Union africaine s’est déroulée en trois phases. Il y a eu, d’abord, la cérémonie d’hommage aux pères fondateurs, suivie des évocations et des témoignages sur l’historique de l’Union africaine (précédemment O.u.a (Organisation de l’unité africaine).

Ainsi, les ambassadeurs Pedro Fernando (Angola), Coridor Ti Boundou (Cameroun), Mme Batoura Kane Niang (Sénégal), Abdelouhab Osmane (Algérie), et l’ambassadeur Itinérant du Congo en Egypte, M. Maganga-Boumba, ont plaidé pour la renaissance de l’Afrique, afin de lutter contre le terrorisme, les coups d’Etat, tout en combattant les rébellions, les conflits armées qui menacent dangereusement la paix sur le continent. «Nous voulons une Afrique profondément enracinée dans sa culture et ouverte au reste du monde, pour son développement. Une Afrique intègre, pacifique, afin de relever les défis à venir et réaliser le rêve des pères fondateurs. L’Afrique doit prendre sa place dans le concert des nations, en s’appuyant sur ses valeurs socio-culturelles fondées sur la solidarité, l’humanisme et la démocratie», ont-ils fait savoir.

Enfin, le ministre d’Etat Firmin Ayessa a rendu public le message du président de la République, Denis Sassou Nguesso, prononcé à la tribune de l’U.a, à Addis-Abeba, le même jour. «Les cinquante prochaines années devraient avoir, entre autres priorités, l’accroissement de l’effort, en vue de la promotion des langues africaines, la libre circulation des personnes et des biens et la riposte africaine efficace contre le terrorisme. L’unité africaine n’est plus, aujourd’hui, un vain slogan. C’est une seule voix que parle l’Afrique au sein des différentes tribunes internationales. L’Afrique est écoutée dans le monde et, dans ce combat pour l’éclosion d’une Afrique libre, unie, solidaire et économiquement accomplie, la République du Congo a, toujours, dans la mesure de ses possibilités, apporté sa contribution.

C’est ainsi, de 1986 à 1987, assumons la présidence en exercice de l’O.u.a, le Congo a porté la voix de l’Afrique aux quatre coins du monde. Pour les cinquante prochaines années, j’estime que tout devrait être mis en œuvre, en vue de la réalisation progressive du rêve des pères fondateurs de l’union africaine, qui s’articule autour de la création des Etats- Unis d’Afrique, avec pour composantes principales, un gouvernement continental, une politique étrangère et de défense commune, un marché commun et une monnaie unique. La libre circulation des personnes et des biens doit être garantie de Tripoli au Cap-Vert, de Djibouti à Dakar etc, afin d’ouvrir l’espace africain aux peuples. L’unité continentale gagnera aussi à renforcer les communautés économiques régionales par la voie de l’harmonisation et de la rationalisation», a indiqué le président Denis Sassou Nguesso.
La deuxième phase de cette cérémonie s’est déroulée à l’esplanade du C.n.r.t.v (Centre national de radio et de télévision), à Nkombo. Ainsi, l’avenue dite des Brésiliens, qui part de l’esplanade du C.n.r.t.v, dans le neuvième arrondissement Djiri et qui aboutit au rond-point dit Jérôme Abesse, à hauteur de l’école de police de Moukondo, a été débaptisée avenue de l’Union africaine.
Le clou de la journée a été le match de football gala qui a opposé l’équipe de Cara à celle de Saint Michel de Ouenzé. C’est la dernière équipe citée qui a pris le dessus, après l’épreuve des tirs au but, à l’issue du temps règlementaire d’un but partout.

(Photo d’archive utilisée juste a titre d’illustration)

Oeil d’Afrique Avec lasemaineafricaine

Bona

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