Congo : 2002-2012, la décennie Sassou

Congo : 2002-2012, la décennie Sassou
 la décennie Sassou

Le chef de l’État congolais Denis Sassou Nguesso, © Ph via facebook A.A.A

Dix ans après sa première élection depuis la guerre civile, le président congolais Denis Sassou Nguesso est à mi-chemin de son deuxième mandat consécutif. L’occasion de faire le point sur l’évolution du pays et sur ce qu’il reste à faire.

Lorsque la guerre déclenchée le 5 juin 1997 s’achève, à la mi-octobre, la victoire sur les forces du président Pascal Lissouba de Denis Sassou Nguesso, soutenu par l’armée angolaise, et de ses alliés est incontestable. Ses principaux adversaires ont déjà quitté le pays. Brazzaville est exsangue, éventré. Les chiffres sont éloquents : 4 000 morts selon les uns, 10 000 selon les autres.

Le vainqueur, logiquement investi président de la République, comprend que, dans ce contexte de désolation, il ne pourra gouverner seul. Il faut ratisser large. La formation d’un gouvernement d’union nationale s’impose. En janvier 1998, la tenue du Forum national pour la réconciliation, l’unité, la démocratie et la reconstruction du Congo fixe une période de transition de trois ans avant le retour à la normalité institutionnelle. Puis, en 2001, s’ouvre un dialogue national au cours duquel l’accent est mis sur le retour au pays des exilés, en particulier les membres de l’ancien gouvernement. Après un référendum constitutionnel, le 20 janvier 2002, Denis Sassou Nguesso est élu président de la République, sur un projet de société baptisé la Nouvelle Espérance. Une « Espérance » marquée politiquement par un nouveau mode de fonctionnement et par le ralliement à Sassou Nguesso d’un certain nombre d’anciens collaborateurs de Pascal Lissouba, soit à titre individuel, soit via la création de partis satellites qui vont se fondre dans la nébuleuse de la majorité présidentielle. Cette stratégie contribuera à fragiliser, jusqu’à aujourd’hui, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads, le parti de Pascal Lissouba), qui, minée par de profondes divergences, aura du mal à remonter à la surface.

Mieux, le président est aussi parvenu à s’allier à ses plus farouches adversaires, Bernard Kolélas, en 2005, et Jacques Joachim Yhombi Opango, en 2007. Ces réconciliations spectaculaires aboutiront à l’entrée dans la majorité présidentielle du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI, de Kolélas) et du Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD, de Yhombi Opango). Sans oublier, ensuite, le ralliement de la famille de Lissouba. Une aubaine pour Sassou, qui voit sa légitimité renforcée.

La suite avec nos confrères de Jeune Afrique

Bona

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