Congo: Amnesty dénonce les bombardements dans le Pool et exige une enquête indépendante

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Déplacements de population vers le Nord de la capitale|France24

Déplacements de population vers le Nord de la capitale|France24

Les conclusions des premières missions humanitaires dans le département du Pool sont accablantes pour le régime de Denis Sassou Nguesso, si l’on en croit  Amnesty international. A la suite de plusieurs témoignages qu’elle a réussis à compiler, l’ONG accuse l’armée de violation flagrante des droits de l’homme.

Amnesty International fait remarquer que les frappes aériennes gouvernementales qui durent depuis quinze jours dans la région du Pool ont touché des zones résidentielles, y compris des écoles, des installations médicales, des églises.

«Les gens nous ont racontés ce qui s’est passé dans les villages de Soumouna, Mayama, Nguela, Kimba, qui ont été, d’après nos sources, les localités les plus bombardées. Les sites qui ont été bombardés étaient des zones résidentielles où il y avait bien sûr la résidence Ntumi, mais également des églises, des écoles, des maisons privées, qui ont été affectées par les bombardements», explique Ilaria Allegrozzi, chercheuse chez Amnesty International.

Selon les témoignages, plusieurs habitants des localités touchées dans le Pool ont fui soit en brousse soit vers Brazzaville ou d’autres villes. 

La chercheuse d’Amnesty indique que la plupart des localités affectées ont été complètement désertées. «Des gens ont été hébergés dans des familles d’accueil, mais des centaines de personnes ont aussi dormi à la belle étoile», précise-t-elle.

Amnesty International qui dénonce une utilisation illégale de la force par les forces de sécurité et d’une violation flagrante des obligations des droits de l’homme, estime que les bombardements auraient fait au moins 30 morts.

Toutefois, l’organisation n’a pas pu confirmer de manière indépendante le nombre de morts parmi les populations, ni le nombre de morts parmi les forces de sécurité ou les milices de Ntumi. 

Pool, un département au sud de Brazzaville est la cible des bombardements depuis deux semaines suite à l’attaque de la capitale congolaise  dans la nuit du 3 au 4 avril. Les autorités accusent les «Ninjas» proches du pasteur Ntumi.  

© OEIL D’AFRIQUE

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