Congo-Angola : Après des incidents armés à la frontière du Cabinda, Brazzaville joue l’apaisement

Congo-Angola : Après des incidents armés à la frontière du Cabinda, Brazzaville joue l’apaisement
Ministère des affaires étrangères Congolais

Ministère des affaires étrangères

Un incident militaire s’est produit, lundi 14 octobre 2013, au village Pangui, dans le district de Kimongo (département du Niari), à la frontière avec le Cabinda, territoire faisant partie de l’Angola. De source non officielle, les populations des villages frontaliers se seraient plaintes du comportement des militaires angolais. Le commandement de la zone de défense militaire du Niari aurait alors envoyé un petit détachement dirigé par le commandant Christian Loubaki, pour renforcer la présence militaire congolaise.

Mais, ayant une présence plus importante à la frontière, l’armée angolaise a réagi en séquestrant les militaires congolais. Elle aurait même occupé, avec l’appui de ses engins blindés, quatre autres localités congolaises (Kimongo, Iloupaga, Yanza et Ngandambinda).

Face à cette situation, Brazzaville a mis en avant la carte diplomatique. L’ambassadeur d’Angola au Congo, Pedro Fernando Mavunza, était appelé au Ministère des affaires étrangères et de la coopération, jeudi 17 octobre 2013. A sa sortie d’audience avec le ministre Basile Ikouebé, les journalistes présents ont voulu recueillir ses sentiments et, surtout, savoir ce qui se passe à la frontière entre le Congo-Brazzaville et le territoire angolais du Cabinda. Répondant à une première question, le diplomate angolais a indiqué qu’il est venu voir le ministre congolais des affaires étrangères, dans le cadre de la coopération qui existe entre le Congo et l’Angola, deux pays qui ont toujours entretenu de bonnes relations. Mais, à la question de savoir pourquoi l’incursion de l’armée angolaise en territoire congolais, Pedro Fernando Mavunza, visiblement énervé, a répondu: «Ce n’est pas vrai, RFI a menti, c’est faux, puisque le Congo et l’Angola entretiennent de bonnes relations. Dans une frontière, il y a toujours des frictions  entre les habitants. Je ne suis pas au courant de ce qui  s’est passé, puisque je vis au Congo. Je suis venu voir le ministre des affaires étrangères et de la coopération Basile Ikouébé, pour m’informer en tant qu’ambassadeur. Allez y voir RFI pour vous informer, puisque c’est elle qui vous a donné l’information», a-t-il vociféré. Très en colère, l’ambassadeur de l’Angola ne voulait plus répondre aux questions des journalistes. Ces derniers l’ont suivi jusque dans l’ascenseur, mais le diplomate angolais ne voulait plus rien dire.
Si les médias audio-visuels nationaux n’ont rien annoncé, jusque-là, de ce qui s’est passé au village Pangui, on a pu suivre sur Radio France internationale (RFI), jeudi 17 octobre, dans les journaux Afrique de la matinée, qu’il y a eu une incursion de militaires angolais en territoire congolais; que des militaires angolais conduisent une opération au Congo-Brazzaville.
En tout cas, aucun officiel congolais, jusqu’au moment où nous mettons sous presse, n’a confirmé ni infirmé les incidents militaires à la frontière avec le Cabinda. A Brazzaville, on avance qu’il y aurait des négociations entre les deux parties, notamment pour obtenir le retour du commandant Loubaki et ses hommes toujours retenus entre les mains des Angolais. Selon un paysan de Mokéké, un village situé à la frontière, dans le district de Kimongo, on aperçoit des militaires angolais en grand nombre, postés non loin de la frontière, sur le territoire cabindais. A Pangui, les villageois qui avaient fui, à la suite de l’incursion de l’armée angolaise, sont retournés dans leur village. Saura-t-on, réellement, ce qui s’est passé?

Aybienevie N’KOUKA-KOUDISSA

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Bona

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